Une histoire préméditée : Chapitre 92

*Point de vue de Chérine*

[…]

Une odeur âcre me râcle la gorge. Je tousse, le son de ma voix enrouée raisonne. J’essaie d’ouvrir les yeux, de voir quelque chose, mais rien. Rien du tout ! Qu’est-ce qui se passe ? Je lutte pour combattre les effets de l’alcool et de la drogue que j’ai pris au réveillon. Oui je me rappelle avoir couché avec Vincent, puis avoir fumé avec Mattew et après que Vincent c’était réveillé, on s’est tous préparé et on a commencé à fêter le réveillon. Vers vingt-deux heures quoi. Je ne me rappelle de rien d’autre…

Soudain un mouchoir se fixe contre ma bouche, quelqu’un le tien et me l’appuie dessus, ça sent fort, ça pue, ma tête tourne. Je crois que je me sens pas très bien tout à coup…
Ma tête tombe sur la droite, inconsciente, mon corps tombe de la chaise qui celle-ci me suit car j’ai chevilles et points liés…

[…]

*Point de vue de Vincent*

« Mattew- Cul sec ! Cul sec ! Cul sec ! Chant-il à tue-tête pour encourager tout le monde. »

Les verres s’enchaînent chez Arthur, on doit être une cinquantaine de personnes en tout. Mattew prend des shooteurs avec moi, Arthur et Julia se sont isolés, Tatiana est avec des personnes qui me sont inconnues, Chérine est sortie il y a plus d’une heure maintenant. On a beaucoup parlé cette après-midi. Elle m’a dit qu’elle fumait encore pas mal la cigarette. D’ailleurs, elle est sortie fumer il y a… Une heure déjà ! émoticône gasp
Mais merde, qu’est-ce qu’elle fou ? On ne met pas une heure non-plus, faut pas abuser !

Je sors de la maison et me dirige vers Arthur et Julia.

« Moi- Hey ! Vous auriez pas vue Chérine ?
Arthur- Bah… Non pourquoi ?
Julia- Si ! Dit-elle en lui césisant la parole, puis poursuit : Elle est sortie fumer un truc…
Moi- Je sais, mais elle est où là ?
Julia- Elle n’est pas rentré ?
Moi- Non, Mattew et moi on l’aurait vue, on était vers la porte d’entré, assis sur les canapé à s’enfiler des shooteurs. »

Elle explose de rire et dit :

« Julia- Ah ouais, car tu crois que c’est en buvant des shooteurs que tu vas être assez cline pour voir qui rentre et sort ? »

Elle ne peut s’empêcher de rire, ce qui fait rigoler Arthur et moi. Je reprends mon sérieux quand Arthur me dit d’un air calme, puis panique d’un coup :

« Arthur- Non je ne vois p… OH NON ! Je sais ! Les hurlements ! »

Arthur se met à courir aussi vite qu’un lion qui chasse sa proie, je lui cours après paniqué et lui dis :

« Moi- Comment ça tu as entendu hurler ?! »

Il s’arrête net devant le portail noir. Il se passe la main dans les cheveux, Julia arrive en courant, il me dit dans un charabia incompréhensible :

« Arthur- Chérine est sortie, elle s’est posée à côté du portail, moi et Julia on était là appuyer contre la voiture. Me dit-il gesticulant et poursuit : Et d’un coup, la poigné de la porte d’entré s’est tournée, on en avait marre des aller-retours donc on est allé se poser là où on était quand tu es arrivé et d’un coup on a entendu un hurlement, camouflé par la musique qui résonnait de dedans la maison ! Et… Et on a cru que c’était rien d’important, mais… »

Arthur panique, il est en transe totalement, il ne peut s’empêcher de parler, il parle, il bégaie, il gigote…

« Moi- Quoi ?! Tu as vu qui est sorti de la maison ?!
Julia- On a vu personne, ça s’est passé tellement vite, jamais on aurait imaginé que quelqu’un allait partir avec Chérine.
Moi- Ou si ça se trouve on s’inquiète pour rien et elle est juste partie plus loin… Dit-je en faisant redescendre la pression.
Julia- Ouais c’est vrai ! On a tellement bu qu’on doit se faire des films. »

On éclate tous de rire, j’espère que c’est vraiment ça…

« Moi- Je vais aller la chercher par précaution.
Julia- Tu es sûr ? Tu as bu, ce n’est pas prudent.
Arthur- Je t’aurais bien proposé de venir, mais voilà quoi… C’est Noël, je ne vais pas laisser ma famille avec la réception.
Moi- C’est sûr, je comprends mec !
Julia- Pourquoi tu ne pars pas avec Mattew ?
Moi- Non c’est bon. Dites-lui juste que je suis parti chercher Chérine !
Arthur- Ok, mais tiens. Dit-il me donnant un téléphone portable dans les mains.
Moi- Mais qu’est-ce que…
Arthur- Chut… Prends ça au cas où et appelle-moi pour nous donner des nouvelles. Si il y a le moindre soucis, appelle en appuyant sur la touche 2. C’est le numéro mémoire de mon fixe. Comme ça on reste en contact et on s’informe, d’accord ?
Moi- D’accord ! Allez, j’y vais vite. »

Je leur souris nerveusement, mets mes mains dans mes poches de costard et pars à la détère.

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