Une histoire préméditée : Chapitre 69

Après avoir rejoint les jumelles nous avons pris la direction pour arriver à la plage.

« Mattew- Bon, on arrive bientôt là ? J’ai mal aux jambes et j’ai chaud !
Tatiana- Oh, pauvre, pauvre fillette ! »

Tout le monde rigole devant devant l’humiliation ultime de Mattew, haha.

« Moi- Bah alors, Bro ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Humilié par une fille ?
Mattew- TA GUEULE ! Me dit-il avec un grand sourire.
Moi- Hé !
Mattew- Haha le papi il se vexe !
Julia- Vous avez fini, oui ?! Deux gamins !
Mattew- Ah, ça ne te rappelle pas quelque chose ça ? Dit-il en me donnant un coup de coude, accompagné d’un clin d’œil.
Moi- Si ! Gwen… Haha. »

On éclate de rire. Les trois filles nous regardent bizarrement. Elles ne peuvent pas comprendre les délires entre meilleurs amis. Ce n’est pas possible ! Et puis, ce sont des filles. Elles ne peuvent pas comprendre les délires de mec !

« Julia- On est presque arrivé. Calme.
Mattew et moi- Mais on est calme !
Chérine- Ouais, on voit ça…
Mattew et moi- Heiiiiin. »

Les filles rigolent. Je crois qu’elles ont bu… On est parfaitement calme Mattew et moi ! Non… ?

« Tatiana- Bref, taisez-vous ! Et si moi aussi j’en avais marre de marcher ? On me porterait ?
Mattew- Non, tu te démerdes cocotte ! Dit-il en lui tirant la langue.
Moi- Mais non, ne l’écoute pas ! Je te porte moi, si tu veux. Dis-je en lui adressant un sourire. »

Elle ne prend même pas la peine de répondre qu’elle a déjà sautée dans mes bras, ce qui a faillit m’a fait perdre l’équilibre, mais ne m’a, heureusement, pas fait tomber.

« Tatiana- Dit que je suis grosse tant que tu y es !
Moi- Fallait prévenir aussi ! Dis-je en placent correctement mes mains : Une sous ses fesses et l’autre contre sa hanche.
Tatiana- Ah ouais ? Dit-elle, suffit d’un long baissé intense. Puis ajoute : Alors, tu retires ce que tu as dit ? »

Bordel. Pourquoi elle m’a embrassée devant Chérine ? Oh et puis merde, je m’en fous après tout. Chérine, c’est juste une fille…

« Moi- Oh oui ! Dit-je en l’embrassant de nouveau. »

Elle rigole. Mattew attend patiemment tout comme Julia, mais Chérine a l’air bizarre… Je la regarde du coin de l’œil et elle me semble agacée. Je ne comprends pas trop, mais après la réflexion de Mattew : « bon, on y va ? J’ai chaud ! » j’ai déposé Tatiana au sol et nous avons poursuivie notre chemin : direction la plage !

« Julia- On y est dans deux minutes !
Moi- À nous la plage de sables blancs et fin ! À nous l’eau turquoise ! À nous la baignade ! Dis-je en courant en direction de la plage, accompagné de Mattew.
Chérine- Des gosses… Rigole t-elle. »

Après avoir couru, on aperçoit enfin la plage. On s’arrête net, mon visage se décompose en mille et un morceau. Julia arrive, suivi de Tatiana et Chérine. Le visage de Chérine se décompose lui aussi, tout comme celui de Mattew.

« Moi- Elle… Elle… Elle est où la plage au sable blanc et fin ? Et… Et l’eau turquoise ? Dis-je, bafouillant. »

Julia s’approche de moi, s’agrippe à mon bras tout en fixant l’horizon -donc la plage- et déclare :

« Julia- Ça aussi, c’est un grand mythe. La plage au sable fin et blanc n’a jamais existé. Ni même l’eau turquoise. Ici, ce n’est que du sable gris, mais qu’on appelle sable noir et une eau bleue très foncée. Et oui, je te l’accorde, cette eau est carrément moche. Les plages de France sont bien plus belles que celle-ci je trouve.
Moi- Sérieux ? Dis-je déçu.
Julia- Et oui… »

Je n’en reviens pas ! Ça m’a foutu un coup au moral cette histoire.

« Chérine- Mais elles sont où les plages blanches de sable fin, avec une eau turquoise sublime ?
Julia- Soit à BoraBora ou sur d’autres îles, encore. On peut toujours s’y rendre en avion et en bateau, on n’est pas très loin.
Mattew- Avion et bateau ?
Julia- Oui, on est à une heure de vol, mais on n’atterrie pas à BoraBora même. On atterrie à << Motu Mute >>. C’est dans BoraBora, mais pour allez au centre de l’île, il faut y aller en catamaran.
Moi- Catamaran ?
Julia- C’est un bateau.
Moi- Ah d’accord !
Julia- Je ne sais pas combien de temps on met pour la traverser, mais ça va vite tellement que le paysage est magnifique. »

Je lui souris et regarde Mattew. Je regarde ensuite Chérine et re-regarde Mattew, qui celui-ci me regarde aussi. Il m’a compris ! Du moins, il a compris ce que je voulais dire.

« Chérine- Quoi ? Dit-elle en voyant nos regards malicieux. »

Tout à coup, on se jette sur Chérine, on s’empare d’elle.

« Chérine- AAAH !!! LÂCHEZ-MOI VOUS ÊTES MALADES ! AAAAAH !!! »

Chérine hurle et se débat dans tous les sens possibles, mais elle est tellement légère et nous tellement musclé -en toute modestie- que sa technique de débattement ne sert strictement à rien, mise à part l’épuiser.

« Moi- 1…
Mattew- 2…
Tatiana et Julia- 3 ! »

Et hop, on jette Chérine dans l’eau. Haha, la pauvre.

« Julia- Mdr vous êtes fou ! »

Chérine remonte à la surface, complètement trempée, ses long cheveux mouillés valsant dans l’eau. On dirait une sirène.

« Chérine- Venez me… Chercher… putain ! Je… sais pas… nager ! Dit-elle buvant la tasse. »

Elle s’agît dans tous les sens pour essayer de garder la tête hors de l’eau. ET MERDE ! J’enlève mon tee-shirt et saute à l’eau sans réfléchir pour allez l’aider. Je nage jusqu’à elle, le plus vite possible -bien qu’elle ne soit pas très très loin- et la soulève pour qu’elle puisse rester à la surface. Tout à coup, mes pieds frôlent le sol. Attendez, le sol ? Je me mets droit pour voir la profondeur, quand je remarque que l’eau m’arrive au niveau du ventre. OH LA SALOPERIE ! Elle me regarde avec les yeux qui scintillent et un petit sourire amusé.

« Moi- Saleté ! »

Elle éclate de rire je la porte et la sers contre moi. Le soleil tape, l’eau n’est pas froide, mais elle est fraîche comparée à la chaleur. Je sens sa peau chaude contre-moi. Je sens son corps collé contre le mien, ses lèvres sont entre-ouvertes et me donne une envie folle de l’embrasser une fois de plus… Vincent, ressaisie-toi ! Ressaisie-toi ! Merde merde merde ! Ressaisie-toi ! Je la regarde avec des yeux émerveillés, elle me sourit et se laisse glisser contre mon corps qui la désir tant, pour enfoncer ses pieds dans le sable mouillé de la plage. Elle me sourit de nouveau, prend ma main et l’entrelace dans la sienne, fait glisser son autre main dans mon dos et je comprends alors son intention : danser.

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