Une histoire préméditée : Chapitre 6

La matinée de cours a vite passé et croyez-le ou non, plus d’une centaine de personnes sont venues me voir pour me dire à quel point ils me soutenaient et qu’ils étaient super tristes pour moi. J’ai même eu le droit à ce genre de discours, par des personnes qui me sont complètement inconnues et des professeurs ! Tellement… Surprenant ? Surprenant, oui ! Je sors des cours, accompagné de Noah.

Les autres ont décidé de partir manger un bout, mais nous, nous n’avions pas tellement faim. On s’assoit au bord de la seine, sous un arbre, dans l’herbe, dans un genre de parc, qui se trouve au centre de Paris. Un endroit magnifique et idéal pour parler.

« Noah- Et donc, comment tu l’as appris ?
Moi- Ma sœur est venue me voir à la boxe… Elle était effondrée, blasée. On est partis à l’hôpital, c’est Gwen qui nous a emmenés et Mattew était là quand ma mère me l’a annoncée. Je n’en revenais pas. Il avait l’air tellement invincible… Au fond, on a beau penser être invincible, mais personne ne l’est… Dis-je d’un air dépité.
Noah- Hé frère ! Arrête ! Ne parle pas comme si tout était perdu, tu m’entends ?! Rien n’est joué.
Moi- Je sais… Je positive !
Noah- Drôle de manière de positiver ! Dit-il en riant.
Moi- Ça arrive les coups de blues, hein.
Noah- Oui, mais en attendant, fais attention.
Moi- À quoi ? Je ne vois pas de quoi tu parles.
Noah- Évite les soirées, la clope, l’alcool, la drogue. Évite pendant un bon moment. Lorsque l’esprit n’est pas très net, il est plus facile de tomber dans ces saletés !
Moi- Quel rapport avec les soirées ? Moi, être accro aux filles, ça me va très bien ! Dis-je en riant.
Noah- Mdr t’es con ! Non, pas pour les filles, mais en soirée, c’est là que tu trouves souvent toutes ces merdes et tu te dis « juste une fois » puis le juste une fois, il se transforme vite en une forme de dépendance. Et puis, oui d’un côté, évite les soirées pour les filles. Il manquerait plus que tu tombes amoureux ! Dit-il en éclatant de rire.
Moi- Mdr arrête ! Ce serait le comble, putain ! Non, je suis jeune, laisse moi profiter de ma jeunesse, de mes dix-sept ans, de ma vie. Je suis jeune, je n’ai pas envie d’être papa et de mener une vie de vieux à dix-huit ans !
Noah- Ptdr ! Bon, on va être en retard en cours si on ne part pas maintenant, on y go ?
Moi- Let’s go ! »

Noah et moi retournons au lycée. Ça m’a fait du bien de lui parler, un peu. J’en avais besoin avec tout ce qui se trame en ce moment. Une fois arrivés au lycée, on monte directement en salle d’anglais, retardataires, comme toujours.

« Le professeur d’anglais- Entrez ! Dit-elle en haussant la voix.
Noah- Excusez nous de notre retard on…
La professeur d’anglais- Oh, monsieur Visentini… Ce n’est rien, allez-vous asseoir les garçons. Dit-elle d’un ton compréhensif, comme si arriver en retard à un cours était tout à fait normal. Elle a dû apprendre pour mon père, voilà pourquoi est-elle indulgente, à mon avis. »

On s’assied sans un bruit, je m’installe à côté de Mattew. Il attrape un stylo et griffonne quelque chose sur une feuille. Il me regarde et me tend un petit morceau de papier sur lequel il est inscrit « J’ai vu la jolie fille, de lundi, elle était devant le lycée, toute à l’heure » et je me mets à sourire, bêtement. Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Je n’en sais rien, mais l’importance c’est que ça me fasse sourire, sans en savoir la raison. Certainement car cette petite conne à un caractère de… Un caractère de merde et que j’aime ça ! L’après-midi de cours passe et une fois celle-ci terminé, moi et la bande sortons du lycée. Mon regard part directement là où je l’ai vue la première fois et comme si j’étais en train de rêver, je la revois. La jolie fille de lundi est là, vêtue d’un slim bleu foncé, d’un haut noir et d’une paire de vans noir. Mattew l’a donc vraiment vue, tout à l’heure. Un autre petit sourire se dessine sur mon vissage, je fous un coup de coude à Mattew et lui chuchote « regarde » et pars vers cette magnifique inconnue.

« Moi- Encore là ?
L’inconnue- C’est plutôt à moi de dire ça.
Moi- Je suis à ce lycée, c’est normal. Dis-je en souriant, avec amabilité.
L’inconnue- N’essaie pas de faire le garçon intelligent qui aime le lycée. Je sais très bien que tu es ce genre de petit con prétentieux, qui fait tomber toutes les filles. Maintenant, dégage.
Moi- Je te laisserai, si tu me dis ton prénom.
L’inconnue- Encore une fois, ça ne te regarde pas !
Moi- Tu es sûr ?
L’inconnue- Dégage. Casse-toi. Va lécher les bottes à papa le boxeur, tellement célèbre, tellement ceci, tellement cela. Dit-elle avec un rire sarcastique. »

Les larmes me montent aux yeux. Je me retourne, dos à elle, sans rien dire.

« L’inconnue- Bah alors, tu ne dis plus rien ?
Moi- NE PARLE PAS DE MON PÈRE T’ENTENDS ! NE PARLE PAS DE LUI ESPÈCE DE PETITE CONNE INSOLENTE ! Dis-je en me retournent brusquement et en la plaquant violemment contre l’arbre qui se trouve derrière elle.
L’inconnue- Ah, mais c’est ça ton problème ! T’es taré en fait. Maintenant lâche-moi. Dit-elle calmement, comme si elle n’avait reçu aucun choc. Deuxième fois, lâche-moi ! Dit-elle en montant en pression.
Moi- Et sinon quoi ? Les petites prétentieuses, comme toi, elles me dégoûtent.
L’inconnue- Si tu préfères les salopes et les putes, en même temps, c’est normal. Maintenant, lâche-moi, je ne me répéterai pas ! Dit-elle avec méchanceté.
Moi- Tu vas regretter d’avoir parlé de mon père comme ça, excuse-toi ! Dis-je énervé, en la serrant au niveau de la gorge, quand tout à coup, Logan et Alexia me sautent dessus pour que je lâche l’inconnue.
Alexia- MAIS T’ES MALADE, VINCENT ! T’AURAIS PU LA TUER ! LA TUER PUTAIN ! Dit-elle relevant l’inconnue.
Logan- Tu te rends compte putain ! Oh tu joues à quoi à là ?! T’es cinglé ! Dit-il en me poussant, contre la grille du collège, de manière à ce que je reste à l’écart de l’inconnue.
L’inconnue- Merci, mais j’aurais pu me démerder toute seule. J’ai besoin de personne et encore moins qu’on intervienne, dans ce genre de situation. Dit-elle avec prétention, en s’avançant vers moi. Maintenant, ça, c’est pour ce que tu viens de faire et pour les mots qui sont sorti de ta bouche d’enfant gâté, connard ! Dit-elle en m’envoyant une putain de gifle. La gifle du siècle ! Puis, partie. »

Alexia, Logan, moi et toutes personnes qui scrutaient les moindres détails de cette scène riche en émotions restent choqués. Je prends une profonde inspiration et reviens à moi-même.

« Logan- Poh ! Elle n’a pas peur, elle ! Dit-il encore choqué.
Alexia- Ah non, mais la baffe que tu t’es pris ! Je n’en reviens pas ! Piouf. Salle caractère celle-là.
Logan- Qu’est-ce qui s’est passé, pour que ça dégénère ?
Moi- Elle a parlé de mon père, je me suis emporté… Je n’aurais pas dû, mais je n’allais pas la tuer, quand même ! Je voulais juste des excuses et lui faire peur, je ne suis pas fou. Dis-je en voyant Noah arriver.
Noah- Vincent ! Oh tu ne devineras jamais ! Dit-il surexcité.
Moi- Quoi ? Dit-je encore énervé par cette peste d’inconnue.
Noah- Bah, qu’est-ce qui a ? J’ai loupé un truc ? Dit-il en regardant Logan et Alexia.
Alexia- Rien, à part la baffe du siècle que s’est pris ton cher ami, Vincent, par… UNE FILLE.
Noah- Sérieux ? Dit-il surpris. Ce que je vais te dire va te redonner le moral alors ! La nouvelle qui doit venir dans notre classe, durant la semaine, viendra en cours à partir de demain ET elle doit venir devant le lycée aujourd’hui !
Logan- Ouais, c’est la petite peste là-bas qui la baffée. Dit-il en montrant l’inconnue du doigt.
Noah- Gros, c’est la nouvelle de la classe ! »

Mes yeux s’ouvrirent en grand, ainsi que ceux de Logan et Alexia. Tout le monde reste choqué et un grand silence prend place durant une vingtaine de secondes.

« L’inconnue » serait donc « la nouvelle » de notre classe ?

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