Une histoire préméditée : Chapitre 51

Chérine et moi avons continué à parler un peu. On s’est aussi fait une partie de fifa. Il doit être neuf heures, on est complètement vannés ! Affalés sur le canapé du salon comme deux larves. On ne parle pas, elle est dans mes bras. Je suis perdu dans mes pensées, je repense encore à cette histoire de passeport qui me perturbe toujours autant.

« Chérine- Tu penses à quoi ?
Moi- Mystère.
Chérine- Dis-moi. Dit-elle avec un sourire attendrissant.
Moi- Rien, laisse. »

Elle se redresse, tout en restant assise sur le canapé, elle croise les bras et fait la moue avec sa bouche. Haha, trop chou !

« Moi- Tu boudes ?
Chérine- Ouais !
Moi- Oh, madame la boudeuse ! »

Elle se retient de sourire.

« Moi- Madame la boudeuse ! Madame la boudeuse ! Dis-je en rythme. »

Je me redresse et la prends dans mes bras. Je lui fais un bisous sur la joue et lui chuchote « t’es mignonne quand tu boudes, tu sais ? ». Elle me regarde, les yeux pleins d’innocence et sourit.

« Chérine- M’en fous, j’boude toujours. »

Elle refait la moue avec sa bouche.

« Moi- T’es sûr ?
Chérine- Certaine ! »

Elle me regarde l’air amusée, je lui lance un regard du genre « attention à toi, tu vas voir » mais elle maintient son regard. Je souris et commence à la chatouiller. Après cette guillie partie, on regarde l’heure, il est vingt-trois heures ! Déjà !

« Chérine- Il se fait tard, je vais rentrer.
Moi- Seule ? Hors de question ! Tu as vu l’heure ? Ça ne va pas la tête !
Chérine- Mon grand-père va s’inquiéter !
Moi- Tu dors à la maison. Appelle ton grand-père ou envoie-lui un message.
Chérine- Mais je n’ai même pas d’affaires de rechange, ni même mon sac de cours pour demain !
Moi- Je te prêterai des feuilles et des stylos.
Chérine- Et je dors comment ?
Moi- On a bien dormi en sous-vêtement la dernière fois. Et je te rappelle que j’ai une sœur qui te ressemble comme deux gouttes d’eau si tu n’avais pas remarquée ! La même taille que toi et morphologiquement presque pareille que toi.
Chérine- Je vais envoyer un message à mon grand-père alors… »

Chérine prend son téléphone et envoie un message à son grand-père. On monte dans ma chambre.

« Chérine- Je suis KO !
Moi- On va dormir de toute façon. »

J’enlève mon tee-shirt naturellement.

« Chérine- Tu fais quoi là ?!
Moi- Bah on va dormir, je viens de te le dire ! »

Elle rigole gênée.

« Moi- Mets-toi en sous-vêtement, je ne vais pas te bouffer hein ! Dis-je avec un rire taquineur. »

J’enlève mon jean et me retrouve en boxer. Je saute sur mon lit et me retrouve à plat ventre, épuisé.

« Moi- Dormir. »

Chérine enlève son tee-shirt, son jean et ses baskets en une minute chrono et me saute dessus. Elle se met à cheval sur moi, bloque mes mains sur le matelas et dit :

« Chérine- Maintenant, c’est moi qui commande ! Alors, monsieur, à quoi pensiez-vous tout à l’heure ?
Moi- Vous êtes bien curieuse chère madame.
Chérine- Je sais.
Moi- C’est un vilain défaut vous savez ?
Chérine- Ça peut-être la meilleure des qualités.
Moi- J’en doute.
Chérine- Vous ne devriez pas.
Moi- D’après-vous.
Chérine- Oui, d’après moi. »

Je rigole.

« Chérine- Allez, réponds !
Moi- Je pensais à rien d’intéressant. Laisse tomber.
Chérine- Vincent !
Moi- Chérine !
Chérine- Putain t’es chiant ! »

Elle se relève de dessus moi et s’allonge en me tournant le dos. Elle est têtue, holala !

« Moi- Espèce de têtue !
Chérine- Pff. »

Je m’approche d’elle et essaie de lui faire des guillis. Elle ne réagit pas.

« Moi- Tu crains plus ? Dis-je en faisant une tête triste.
Chérine- Non.
Moi- Mais pourquoi ?
Chérine- Parce que tu ne veux pas me dire.
Moi- Toi, tu me caches plein de choses !
Chérine- Mais moi je te protège ! »

Je ne dis rien… De quoi veut-elle me protéger ?

« Moi- Me protéger de quoi ?
Chérine- De moi…
Moi- Pff, t’es nulle ! »

Elle ne dit rien…

« Moi- Je pensais à ma mère… »

Elle se retourne face à moi.

« Chérine- Explique.
Moi- Elle est hôtesse de l’air. Elle est partie travailler lundi, elle m’a envoyée un message comme quoi elle était coincée à Tokyo et…
Chérine- Et ?
Moi- Et j’ai retrouvé son passeport dans la chambre…
Chérine- Mais elle ne peut pas être à Tokyo sans passeport !
Moi- Justement…
Chérine- Oh…
Moi- Ça me tracasse…
Chérine- Elle le sait, que tu as trouvé son passeport ?
Moi- Non…
Chérine- Dis-lui ?
Moi- J’y songe. »

Chérine baille.

« Moi- On va dormir. »

J’éteins la lumière et me mets sous la couette, avec Chérine. Je sens son regard se poser sur moi, je pose ma main sur la sienne. Je frisonne. Elle se relève et se met à moitié sur moi, à moitié sur le lit et pose sa tête sur mon torse. Je sens sa chaleur corporelle se mêler à la mienne, je sens ses doux cheveux s’entortiller entre mes doigts et ses lèvres chaudes sur ma peau. Son corps est collé au mien, ils s’entrelacent, un peu comme s’ils fusionnaient. Elle est tellement désirable, j’ai une envie folle de l’embrasser. Qu’est-ce qu’il m’arrive ?

Cliquez ici pour lire la suite !

 

Laisser un commentaire