Une histoire préméditée : Chapitre 37

Chérine se relève, ouvre la porte et me fait signe de descendre pour déjeuner. Les escaliers grincent toujours autant. C’est agaçant ! Son grand-père se retourne, les yeux rivés sur nous, enfin surtout sur moi, puis se retourne vers son poste de télé.

« Chérine- Euh, je ne vais pas rester en sous-vêtements… C’est mon grand-père quand même. Ça ne se fait pas et c’est très gênant vis-à-vis de lui et de moi !
Moi- Moi, ça ne me dérange pas ! Dis-je, riant. »

Elle rigole et remonte en haut. Me voilà donc seul, avec son grand-père…

« Le grand-père de Chérine- Viens là mon garçon, viens. »

Je m’approche, la gorge nouée.

« Le grand-père de Chérine- Je m’excuse encore pour tout à l’heure, j’ai vraiment mal réagi, mais tu comprends, j’ai peur pour ma toute petite…
Moi- Je comprends, ce n’est rien, ne vous inquiétez pas.
Le grand-père de Chérine- Tu fais partie des rares personnes que Chérine m’amène à la maison. Si elle l’a fait, crois-moi, c’est qu’elle t’aime bien ! Fais très attention à elle. Je peux te faire confiance ?
Moi- Promis m’sieur.
Le grand-père de Chérine- M’sieur ? Haha ! Mais appelle-moi Jaque, mon garçon !
Moi- D’accord Jaque ! Moi c’est Vincent. Dis-je souriant.
Le grand-père de Chérine- Veille sur Chérine, Vincent. Je t’en donne « la mission ».
Moi- Haha, promis Jaque !
Le grand-père de Chérine- Je l’aurais bien fait moi-même, mais à soixante ans ça risque d’être compliqué ! Et puis, son père ne peut pas vraiment le faire… Elle vous a raconté j’imagine ?
Moi- Un coup il me tutoie et un coup il me vouvoie ? Bizarre. Pensé-je. Oui, elle m’a raconté… C’est triste… Dis-je à haute voix.
Le grand-père- Oh oui ! J’ai perdu une fille et un gendre ce soir-là… Comme quoi nous ne sommes à l’abri de rien ni personne !
Moi- Effectivement, oui.
Le grand-père de Chérine- Et puis, sa mère… Enfin, elle vous en a parlé aussi je suppose ? Dit-il en baissant la voix et en s’approchant de moi, comme quelqu’un qui s’apprête à dire quelque chose de maudit…
Moi- Je… Dis-je en tendant l’oreille, mais sans que je puisse finir ma phrase, Chérine me coupa.
Chérine- Vincent ! Dit-elle toussant. On va déjeuner, viens.
Le grand-père de Chérine- Et n’oublie pas ! Tu as une parole à tenir. Me dit-il, faisant certainement allusion au fait de veiller sur Chérine.
Moi- Ne vous inquiétez pas. Dis-je en partant rejoindre Chérine qui se trouve dans la cuisine.
Chérine- Une parole ?
Moi- Laisse tomber.
Chérine- Hum…
Moi- Chacun son tour. Dis-je en lui faisant un clin d’oeil, pour la taquiner.
Chérine-Pff. Bon, tu déjeunes quoi ?
Moi- Des biscuits, du lait, ça m’ira très bien ! Dis-je en observant la bouteille de lait et les cookies, posés sur la table base.
Chérine- Alors, mangeons ! »

Chérine s’avance pour tirer deux chaises et s’asseoir. Je remarque alors, qu’elle porte un jean bleu marine et un haut blanc, basique. Ses longs cheveux lui tombent le long des épaules, descendant à quelques millimètres de ses cuisses. Je souris et dit :

« Moi- Au fait, tu portes des extensions ?
Chérine- Ce sont mes vrais cheveux, si là est ta question. Dit-elle avec fierté. »

On finit par prendre notre petit déjeuner tranquillement et j’en ai profité pour envoyer un texto, pour rassurer ma mère. Même si je pense qu’elle n’a pas dû remarquer mon absence et qu’elle doit ronfler comme un âne sur le canapé, ou bien qu’elle termine sa dernière bouteille d’alcool. En parlant de téléphone, j’ai reçu un message de Mattew que je n’ai toujours pas lu ! J’engloutis mon dernier cookie et l’ouvre.

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C’est tout ? Il est rapide-lui ! Pas d’explication, rien. Bon…

« Moi- Chérine, j’ai un coup de téléphone à passer, je reviens.
Chérine- Où ça ?
Moi- Devant chez toi.
Chérine- Euh, Vincent… Dit-elle en éclatant de rire et en faisant couler un peu de lait sur le coin de ses lèvres.
Moi- AH COCHONNE ! Dis-je en éclatant de rire à mon tour.
Chérine- Désolée ! Dit-elle gênée. Bref, j’allais dire que… T’es en boxer hein…
Moi- OH MERDE !
Chérine- Après, tu fais comme tu veux !
Moi- On va éviter, je pense.
Chérine- Je pense aussi.
Moi- Mais je n’ai rien à me mettre à part mes vêtements crasseux d’hier…
Le grand-père de Chérine- Voilà pourquoi je t’ai sorti ça ! Dit-il en me montrant un jean blanc et une chemise noire. Ça appartenait à ton père ma belle. Dit-il en regardant Chérine.
Moi- Je… Je ne peux pas accepter…
Le grand-père de Chérine- As-tu le choix mon garçon ?
Moi- Euh… Non.
Le grand-père de Chérine- ALORS TAIS-TOI ET ENFILE-MOI CA ! Que des râleurs ces gamins maintenant, oh ! Allez, ouste ! Bouge-toi ! Une deux, une deux, une deux trois quatre ! Hop hop hop ! Dit-il d’une allure fulgurante.
Moi- OUI CHEF ! Dis-je en « rentrant dans son jeu ». »

Chérine rigole. J’attrape les vêtements et monte dans la salle de bain me doucher et me changer. J’appellerai Mattew plus tard. Une fois ma douche prise et habillé, je descends en bas.

« Le grand-père de Chérine- Oh, mais ça te vas à ravir ! Magnifique, magnifique ! Parfait.
Chérine- Oh…
Moi- Je sors appeler, je n’en ai pas pour longtemps.
Chérine- D’accord… Dit-elle en rougissant. »

J’ouvre la porte d’entrée et la referme derrière moi. Il fait un froid glacial aujourd’hui ! Je frissonne et appelle Mattew…

« Mattew- Oui Vincent ?
Moi- Oui, qu’est-ce qu’il y a ?
Mattew- Quelque chose de dingue ! Tu vas halluciner !
Moi- Quoi ? Vas-y raconte ! Dis-je impatient. »

Que va me dire Mattew ? Pourquoi Chérine nous a-t-elle coupé, quand son grand-père a abordé le sujet de sa mère ? Pourquoi ne vit-elle pas avec sa mère ? Et si ce qui s’était passé n’était pas qu’un meurtre ? Et si c’était plus que ça ?

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