Une histoire préméditée : Chapitre 34

J’ai réussi à faire avancer le cheval, à mon plus grand bonheur. Mais, j’ai énormément de mal à voir autrement que flou. La prochaine fois, je réfléchirai à deux fois avant de me lancer dans un jeu aussi… Mmh… Con.

Enfin bon, peu importe. Même si nous avons failli à plusieurs reprises passer par-dessus Eclipse, nous sommes arrivés entiers, devant chez Chérine.
Tout est très calme, il fait noir, seules les étoiles et la lune nous éclaire. On peut distinguer la surface de sa maison, ainsi que toute la verdure qui nous entoure. Ah, la forêt…

« Moi- Chérine, tu peux « te détacher » de moi. On est arrivé tu sais… »

Aucune réponse de sa part. Sa tête n’a pas bougé, toujours appuyée sur mon dos, ses mains toujours nouées ensembles autour de ma taille. Se serait-elle endormie ? Je dénoue ses mains et tourne la tête vers elle. Effectivement, elle dort ! Oh et elle est trop mignonne quand elle dort ! On dirait une petite enfant inoffensive.

« Moi- Hého, petite marmotte, réveille-toi on est arrivé.
Chérine- Hum…
Moi- Allez, on descend. »

Chérine relève la tête et se frotte les yeux. Elle me regarde, sourit et descend. Je descends à mon tour, je tiens à peine debout. On est complètement défoncés… Ça, c’est sûr.

« Chérine- Je ne te laisse pas rentrer à pied. Si on ne peut pas venir te chercher, tu dors chez moi. D’accord ?
Moi- Non, non, je vais rentrer, c’est bon.
Chérine- Je ne te laisse pas repartir à pied ! Je suis peut-être saoule, mais encore consciente du danger.
Moi- Tes parents seront d’accord ?
Chérine- Tais-toi, ne fait pas de bruit et suis moi. Dit-elle le regard fuyant. »

On s’avance de plus en plus de sa maison. Elle a l’air vraiment grande, vue de l’extérieur. Chérine ouvre la porte d’entrée, on entre. Elle allume la lumière, la décoration est vraiment très jolie. Un petit côté ancien. Ça fait très chaleureux !

« Chérine- On va monter à l’étage. Ma chambre se trouve en haut. Fait attention, les escaliers grincent. Ils sont en bois… Ce n’est pas vraiment pratique. Fais doucement. »

On monte les escaliers qui grincent affreusement. Puis bon, faire doucement dans cet état, ça va être compliqué… On finit enfin par arriver en haut. Il y a deux portes. L’une en face de l’autre. La deuxième porte est certainement la chambre de ses parents. On entre dans une pièce, qui est, je vous laisse deviner… Sa chambre. Chérine allume la lumière, je me prends les pieds dans un meuble en marbre et fait tomber un bibelot en verre. Imaginez le bruit d’un bibelot qui tombe par terre. Imaginez le maintenant sur un sol en bois. Voilà, c’est ça. Chérine m’a dit de faire doucement et en seulement cinq minutes, j’ai foutu un carnage pas possible ! J’espère que ses parents ont le sommeil lourd…

« Moi- Ce n’est pas cassé ! Ce n’est pas cassé !
Chérine- Ouf. Hum, par contre, je n’ai pas plusieurs lits… On devra dormir ensemble… Ne te fais pas de film hein ! C’est juste parce qu’il n’y a pas d’autre choix et que je ne veux pas te faire dormir par terre. Tu peux t’asseoir sur le lit en attendant.
Moi- Je dois te rappeler dans l’état dans lequel on est ?
Chérine- MERDE ! J’avais oublié ! PUTAIN DE MERDE !
Moi- Euh… On a un problème.
Chérine- Je reviens, je vais me doucher. Je suis couverte de boue séchée. Beurk ! Hein, quel problème ?
Moi- Moi aussi je suis couvert de boue. Et je n’ai pas d’affaire de rechange…
Chérine- Ah… Euh… Bah… Hum…
Moi- Oui ? »

Chérine soupir. Elle me regarde, pensive et finit par dire :

« Chérine- Mets-toi en sous-vêtement… »

Sans que je puisse répondre quoi que se soit, elle quitte la chambre. Elle est certainement partie se doucher. Bon… Je n’ai plus qu’à me changer. J’enlève mon tee-shirt et mon jean et m’assois en tailleur sur le lit deux places de Chérine, en attendant qu’elle revienne. J’en profite pour prendre mon téléphone et envoyer un message à Noah, pour lui dire que je suis bien rentré. Je n’ai pas précisé où, pour éviter toute forme de malentendu entre lui et moi. Et puis, je n’aurais pas eu la force d’en dire plus. Me concentrer pour écrire un pauvre sms correctement m’a vidé de toute énergie ! Soudain, la porte s’entre ouvre :

« Chérine- Ne regarde pas ! Ferme les yeux deux minutes, s’il te plaît.
Moi- Euh… »

Avant même que je ne puisse lui demander pourquoi, la voilà entrant de sa chambre en sous-vêtements. Des beaux sous-vêtements en dentelle rouge comme le sang. En plus d’être magnifique, elle a un corps à couper le souffle ! Cette fille est parfaite. Dommage que son caractère gâche tout. Du moins, je ne la connais pas tant que ça… Mais le peu que j’en sais n’est pas bien glorieux !

« Chérine- Putain je t’avais dit de fermer les yeux bordel ! Dit-elle gênée. »

Aucun mot sort de ma bouche. Je reste stupéfait par sa splendeur. Tellement sur le cul, que j’en deviens moi aussi gêné !

« Chérine- Tu peux te mettre sous la couette. J’espère que tu ne prendras pas toute la couette ! Et garde tes mains là où elles doivent être si tu ne veux pas t’en manger une ! Je… Je…
Moi- Tu ? »

Elle place la main devant sa bouche et se met à courir hors de la chambre. Je l’entends dévaliser les escaliers et entends des bruits de vomissement. Petite joueuse… Soudain, j’entends les escaliers grincer, mais plus doucement cette fois-ci. La voilà qui remonte.

« Chérine- L’alcool n’a pas dû passer… Dit-elle en refermant la porte.
Moi- J’ai entendu…
Chérine- Ah… Dit-elle en se mordant la lèvre inférieure.
Moi- Ça va ?
Chérine- Toujours. Bon, euh… Tu veux que je mette un sweat ? Ça me gêne qu’on soit en sous-vêtements…
Moi- Tu as qu’à te mettre sous la couette. Je ne verrai rien, t’inquiète pas. Tu es une amie, je ne vais pas te sauter dessus comme une bête en chaleur !
Chérine- Hum… Dit-elle sceptique.
Moi- Je dors avec Alexia. Ça fait deux ans que je la connais. C’est une amie. Il n’y a jamais rien eu entre elle et moi. Et pourtant, on dort en sous-vêtements ensemble. Je l’ai même déjà vu un soir sans le haut. Et il n’y a rien eu. On est amis elle et moi. Tu peux me faire confiance. Je sais me tenir, même s’il y a une fille dans mon lit.
Chérine- J’espère… »

Elle tire la couette et se glisse dans le lit. Je fais de même. Elle met ses cheveux longs d’un même côté et fixe le plafond.

« Moi- Je suis HS… J’ai la tête qui tourne…
Chérine- Ça devait être de la piquette ! Pour que je vomisse et que tu aies la tête qui tourne… C’est à se demander hein.
Moi- Non non, tu rigoles j’espère ! L’alcool était excellent. C’est juste qu’on a un peu trop forcé sur les doses, j’imagine. Les doses des mélanges..
Chérine- Ne jamais faire de mélange…
Moi- Pourtant, on en a fait. Et pas qu’un peu ! Dis-je en mettant la main sur ma tête.
Chérine- J’éteins la lumière ?
Moi- Vas-y. »

Tout devient sombre. Le noir prend place et envahie la pièce. Sur le plafond, des étoiles fol-fluorescentes y sont collées. Elle doit vraiment aimer ça, les étoiles…

« Chérine- Vincent, tu dors ? Chuchotte t-elle.
Moi- Nan. Et toi tu dors ? Lui répondis-je en chuchotant.
Chérine- Bah non banane !
Moi- Tu voulais me dire quelque chose ?
Chérine- N’oublie pas les questions… »

Quelles questions vais-je bien pouvoir lui poser ? Comment la fin de soirée va-t-elle se passer ?

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