Une histoire préméditée : Chapitre 32

Je vois Chérine ! Mais qu’est-ce qu’elle fait là ?

« Moi- Hey !
Chérine- V… Vincent ! Dit-elle en sursautant.
Moi- Qu’est-ce que tu fais là ?

Chérine- La même chose que toi je crois. Je me mets à l’abri de la pluie.
Moi- Je parlais de la soirée.
Chérine- Oh ça…
Moi- Oui…
Chérine- Et toi ?
Moi- C’est Noah qui m’a traîné ici, en quelque sorte. D’habitude j’aime bien les soirées… »

Et sans même que je ne puisse finir ma phrase, elle me regarde avec un regard rempli d’émotion. Un regard vivant. Celui d’une fille peinée… Elle plonge ses magnifiques yeux bleus dans les miens et dit :

« Chérine- Mais ce soir c’est différent… »

C’est fou ! C’est exactement ce que j’allais répondre en plus ! Cette fille est incroyable.

« Moi- Waouh… Dis-je en passant la main dans mes cheveux.
Chérine- J’aime bien finir les phrases des gens. Certains aiment les timbres, d’autres la photographie, la peinture ou même le chocolat, mais moi, j’aime finir les phrases des gens. Étonnant, non ?
Moi- Venant de toi ? Oh non. Dis-je en lui souriant. »

Elle me sourit et se met à frissonner. Il ne fait pas bien chaud, il pleut et elle est en robe couleur argentée, avec de la dentelle noire. Ca robe la met en valeur et ses escarpins lui allongent ses jolies jambes. Elle est radieuse ce soir… Waouh… J’en ai la vision qui se brouille.

« Moi- Tu as froid ?
Chérine- Un peu, oui… »

Je retire ma veste et lui pose sur les épaules pour la réchauffer.

« Chérine- Oh… Merci… Dit-elle gênée.
Moi- C’est normal. »

Je m’assois à côté d’elle et passe mon bras autour d’elle pour la réchauffer un peu plus. Elle est frigorifiée !

« Moi- Tu trembles comme une feuille !
Chérine- Je sais, j’ai froid…
Moi- J’ai une question à te poser. Je peux ?
Chérine- On joue ! Je gagne, tu ne me poses plus de questions et j’ai le droit à trois questions auquels tu seras obligé de répondre ! Je perds, tu auras le droit à cinq questions et je serai obligée de répondre.
Moi- Quel jeu ?
Chérine- Monsieur est joueur ?
Moi- Très ! Et je vois que Madame aussi.
Chérine- Mademoiselle ! S’il te plaît.
Moi- Oh, célibataire ?
Chérine- Oui, c’est un choix. L’amour, c’est une connerie. Je ne tomberai jamais amoureuse, moi ! Ca sert à rien l’amour… D’après moi. Désolée si tu n’en penses pas moins.
Moi- Je pense exactement comme toi pour tout te dire…
Chérine- Celibataire aussi ?
Moi- Et je m’en porte à merveille !
Chérine- Tant mieux ! Bon… Le premier qui est bourré a perdu ! On boit pareil, pas de triche.
Moi- À l’aise ! C’est parti. »

J’enlève mon bras d’autour de ses épaules, me relève et l’aide à se relever par la même occasion. Elle me lance un regard aventureux et dit :

« Chérine- À trois ?
Moi- Un…
Chérine- Deux…
Chérine et moi- TROIS ! »

On se met à courir, courir, courir sous la flotte pour atteindre la villa. On aurait pu y arriver en un seul morceau, si Chérine n’avait pas glissée et ne serait pas tombée au sol, la tête dans l’herbe. Je me retourne et cours l’aider.

« Moi- Ca va ?
Chérine- J’ai mal, ma cheville… Dit-elle les larmes aux yeux. »

Je lui tends la main pour l’aider à la relever. Un petit sourire malicieux se dessine sur son visage, elle plisse les yeux, attrape ma main, sourit davantage et me tire au sol en éclatant de rire.

« Chérine- Je t’ai eu ! Dit-elle explosée de rire.
Moi- Ah ouais ? En es-tu sûre ? Dis-je en me mettant sur les genoux, face à elle.
Chérine- Euh… »

Je lui saute dessus et commence à la chatouiller. Une partie de guillie, allongés sur l’herbe, sous la pluie ! C’est une première ! Chérine se met à se tortiller, à se rouler dans la boue, m’emportant avec elle. Je tombe dos au sol, Chérine au-dessus moi, la pluie nous trempant jusqu’aux os. Elle me regarde, sourit à nouveau et dit :

« Chérine- C’est moi qui ai le dessus maintenant ! »

Et avant même que je ne puisse répondre, elle commence à me chatouiller. Je commence à me défendre et à essayer de reprendre le dessus, mais impossible. Elle est forte la petite ! Enfin, pas si petite que ça… Elle finit par arrêter, je reprends mon souffle, allongé sur le dos, sur l’herbe trempée, couvert de boue. Chérine est allongée à côté de moi et son état vestimentaire n’est pas mieux que le mien. Sa jolie robe argentée avec de la dentelle noire c’est transformé en un vieux chiffon boueux.

« Moi- Tu es une très bonne comédienne.
Chérine- Je sais, on me l’a souvent dit.
Moi- Comment fera t-on pour rentrer ? »

Elle ose les épaules. Elle n’en sait surement rien, un peu comme moi finalement.

« Chérine- On improvisera. Non, je déconne, je suis venu avec Eclipse. Dit-elle, le regard fixé vers les étoiles.
Moi- Ton dada, c’est ça ?
Chérine- C’est un cheval et non ce n’est pas un dada. Dit-elle en riant. »

Un silence prend place…

« Moi- Et tu comptes rentrer à la villa dans cet état ?
Chérine- Je m’en tape des gens. Que ça soit clair. Dit-elle en tournant la tête vers moi.
Moi- Tu as le visage trempé par la pluie. Dis-je en lui enlèvent quelques gouttelettes d’eau, grâce à mes mains.
Chérine- Le ciel est tellement beau ce soir…
Moi- J’adore les étoiles.
Chérine- Quand j’étais petite, je passais des soirées entières à la belle étoile avec mes parents… C’était tellement bien…
Moi- Profite de tes parents tant qu’ils sont encore là. Dis-je en soupirant.
Chérine- Je… Hum… Non rien. Allez on rentre à la villa ? Je suis trempée, j’ai froid, il fera meilleur à l’intérieur.
Moi- Je ne sais pas qui a organisé la soirée, mais vu dans quel état on va mettre sa maison, il ou elle risque de se tirer les cheveux demain ! Dis-je pensif. »

Je me relève, tends ma main à Chérine pour la relever. On entre dans la villa, nous mêlant à une foule de personnes ambiancées, dansant sur la piste.

Qui va perdre ? Aurai-je des réponses à mes questions ?

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