Une histoire préméditée : Chapitre 29

« Moi- HEIN ?
Chérine- Je m’appelle Chérine… Dit-elle en baissant le regard au sol.
Moi- Pourquoi me le dire maintenant ?
Chérine- Je joue. »

Je lui lance un regard interrogatif, histoire de lui faire comprendre que je n’ai pas compris là où elle voulait en venir, mais rien. Elle se contente de relever la tête et de sourire. À croire que me laisser dans le doute, le mystère et les questions l’amuse.

« Chérine- Merci.
Moi- Je peux savoir pourquoi tu me remercies ?
Chérine- Reste innocent pauvre enfant.
Moi- Si ça se trouve, tu es bien plus jeune que moi !
Chérine- Quel jour es-tu né ?
Moi- L’honneur aux dames.
Chérine- Haha n’essaie pas d’inverser les rôles.
Moi- Je ne fais qu’être galant. Un problème peut-être ?
Chérine- Tu peux me passer le gobelet qui est sur la table ? Je ne suis pas autorisée à me lever du lit…
Moi- Hum… Oui, bien-sûr. »

Je m’approche de l’évier et prend le gobelet. Je le remplis d’eau. Je m’approche de Chérine et lui tends le verre.

« Chérine- Merci. Dit-elle en avalant deux gorgées d’eau.
Moi- De rien.
Chérine- Le 07 Octobre.
Moi- Le 28 Février ! Je ne suis plus aussi innocent que ça, ne crois-tu pas ?
Chérine- L’âge ne veut rien dire. Dit-elle en me tendant le gobelet.
Moi- Tu veux que je le pose ?
Chérine- S’il te plaît, oui. »

Je prends le gobelet et le pose sur le bord de l’évier. Je reviens à côté de Chérine. Je plonge mon regard dans le sien et dit d’un ton inquiet :

« Moi- Que t’est-il arrivé ?
Chérine- L’innocence mon ami, l’innocence.
Moi- Comme tu voudras…
Chérine- Je préfère. »

Un bref silence se fait. Je décide de le casser et dit :

« Moi- Alors, comme ça, nous sommes amis ?
Chérine- Peut-être bien. »

Un petit sourire se dessine sur nos deux visages. Ça a l’air de ne pas lui déplaire que « nous soyons ami ». Et sans mentir, c’est une chose qui ne me déplait pas non plus.

« Moi- Tu restes jusqu’à quand ici déjà ?
Chérine- Ils me laissent sortir demain matin. Ils veulent me garder en observation… D’ailleurs, toi, tu devrais y aller. Il se fait tard, tu sais…
Moi- Dit-moi ma chère C, combien de garçons as-tu fait craquer aujourd’hui ? Dis-je sur le ton de l’humour.
Chérine- La seule chose que je fais craquer, c’est mes chips ! Me répond t-elle en éclatant de rire. »

Elle est différente des autres filles que j’ai connues. Elle est unique… Bizarrement unique. Mais c’est plutôt positif finalement. Elle m’intrigue et m’attire. C’est dingue ça !

« Moi- Content que tu l’aies pris avec humour !
Chérine- Je ne prends pas tout au premier degré non-plus, détrompe-toi ! Dit-elle avec un clin d’œil.
Moi- Allez, je vais y aller…
Chérine- D’accord. »

Je reste planté devant elle pendant une vingtaine de secondes, sans rien dire, sans rien faire. Je lui fais la bise ? Je lui fais un signe de la main ? En guise d’au revoir. Que suis-je censé faire ? Puis, elle ne m’aide pas vraiment à ne rien dire !

« Chérine- Oui, on peut se faire la bise pour se dire au revoir. Approche.
Moi- Tu lis dans mes pensées ? Ou ça se passe comment ? Dis-je surpris. »

Elle rigole et me tend sa joue. Je lui tends la mienne et lui fais la bise. Je peux sentir sa peau douce contre la mienne, le doux bruit de ses lèvres et ses cheveux longs… Longs et doux comme de la soie. C’est bien la première fois qu’elle et moi sommes aussi proches. C’est stupide dit comme ça, mais cette fille semble tellement inaccessible. C’est comme si des années lumières nous séparaient. Nous venons de deux mondes tellement différents et pourtant nous arrivons bel et bien à nous entendre. Comme quoi rien n’est impossible. C’est bien la première fois que j’ai une amie fille avec qui il ne sait jamais rien passé et avec qui il ne se passera jamais rien. Alexia ne compte pas, puisqu’elle est lesbienne. Donc Chérine est la première. Je lui adresse un sourire et pars le cœur léger.

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