Une histoire préméditée : Chapitre 28

Je bondis sur Logan, pour les séparer. Alexia tombe au sol, Logan se débat, ses yeux sont remplies de haine. Il est hors de lui, comme si il avait chopé la rage. Je le plaque sur le sol et l’immobilise pour qu’il s’épuise et se calme. Une fois les tensions baissées, son regard change et redevient « normal ».

« Logan- D… Désolé…
Alexia- MAIS T’ES MALADE !
Moi- Qu’est-ce qui t’es arrivé mec ? Tu fais quoi là ?!
Logan- R… J…
Moi- What ?
Logan- C’est de sa faute ! C’est à cause d’elle. Enfin, je croyais, mais je me suis trompé… Désolé…
Alexia- Mais de quoi tu parles ? Dit-elle en se relevant.
Moi- Ça va aller ? Dis-je à Alexia.
Alexia- J’ai mal au poignet… Mais ça va passer.
Logan- Laisse tomber. Pousse-toi, Vincent. J’aimerais me relever ! S’il te plait.
Moi- Tranquille.
Logan- Promis. »

Je me dégage de Logan, pour le laisser se relever. Je n’ai absolument rien compris à ce qui vient de se passer ! Alexia aussi à mon avis.

« Logan- Je… Je vais rentrer chez moi.
Alexia- Moi aussi je vais rentrer…
Logan- Alexia, je suis désolé…
Alexia- Laisse. Tu en as assez fait comme ça…
Logan- Vraiment…
Alexia- C’est fait, c’est fait ! Tu ne vas pas tourner autour du pot 250 ans !
Logan- Oui… Salut. Dit-il et il partit.
Moi- Fais attention à toi, Alexia…
Alexia- Tu n’as pas à t’en faire pour moi. »

D’un revers de talon, la voilà déjà loin… Tout s’est passé tellement vite…
Maintenant que je me retrouve seul devant le lycée, que vais-je faire ? Je rentre et je vais en cours ? Je ne rentre pas, je rentre directement chez moi ? À moins que… Mais oui, C ! Et si j’allais la voir ? Excellente idée !
Je pars d’un pas déterminé direction l’hôpital ! Après avoir pris le bus et avoir marché un bon nombre de minutes, me voilà enfin arrivé. Tout ça me rappelle énormément de choses et me font monter tout un tas d’émotion. Je m’avance à l’accueil et dit :

« Moi- Bonjour, puis-je voir mademoiselle… Euh… »

Et merde ! Je ne connais pas son prénom. Comment vais-je faire ? Holalala…

« La secrétaire- Mademoiselle ?
Moi- Mademoiselle Hernandez !
La secrétaire- Hernandez comment ?
Moi- Vous avez l’aire très intelligente en plus d’être jolie. Vous aimez les devinettes ?
La secrétaire- Oh merci, c’est gentil ! C’est vrai que maintenant que vous le dites, on me l’a souvent dit !
Moi- Je n’en doutais pas une seule seconde ! Mais juste pour tester votre savoir, je vais vous poser une sorte de devinette : C’est une jeune fille aux longs cheveux bruns, qui est arrivée ce matin suite à un malaise qu’elle a fait au lycée. Elle a perdu connaissance et elle s’est fait transférer ici. Son nom de famille est « Hernandez », elle est en terminale et son prénom commence par un « C ». Dans quelle chambre est-elle ? Et à quel étage ? Vous avez trois minutes ! C’est parti ! »

La secrétaire saute sur son ordinateur et se met à chercher. Hahahaha le coup du compliment ! C’était tellement facile.

« La secrétaire- HAHA ! Bingo ! J’ai ! Chambre A02564, 2ème étage.
Moi- Je savais que vous étiez intelligente !
La secrétaire- Mais… Qui êtes-vous ? Seule la famille est autorisée à voir la patiente.
Moi- Euh… S… Son frère ! »

Ce n’est pas bien de mentir, mais là il le fallait ! Je remercie gentiment la secrétaire et cour prendre l’ascenseur. J’arrive au deuxième étage et je me mets à chercher la chambre. A02559… A02562… A02564… BINGO ! C’est sa chambre. En espérant que la secrétaire ne s’est pas trompée. Je toque à la porte et entre… SOULAGEMENT ! C’est bien C.

« C- Vincent ? Dit-elle choquée. Mais qu’est-ce que tu fais là ?
Moi- Je n’ai pas le droit de venir prendre des nouvelles ?
C- Si si… Mais… Comment tu as pu me trouver ?
Moi- Mystère…
C- Tu sais…
Moi- De quoi ?
C- Tu sais mon prénom, c’est ça ?
Moi- Hum… Loupé ! J’aurais pu le demander, mais non. Finalement, je n’ai pas envie de le connaitre. Je n’ai pas besoin de connaître ton prénom pour t’apprécier.
C- Ah. Parce que tu m’apprécies ?
Moi- Il semblerait bien…
C- Retire ce que tu viens dire. Dit-elle agacée.
Moi- Mais qu’est-ce qu’il y a ? Je n’ai rien dit de mal (pour une fois) !
C- Premièrement, tu ne me connais pas. Tu ne peux pas apprécier une personne que tu ne connais pas ! Deuxièmement, tu ne dois pas m’apprécier. Troisièmement, ce que tu viens de dire est mal. Pas pour moi, mais pour toi… Un jour, tu comprendras…
Moi- Pourquoi autant de mystère ? Je veux savoir, je veux comprendre.
C- Tu n’es pas apte à comprendre, Vincent.
Moi- Quand tu jugeras que je le serai, tu m’en diras davantage ?
C- Ça ne risque pas d’arriver.
Moi- L’espoir fait vivre.
C- Mais l’espoir tue aussi bien qu’il te maintient en vie. Un jour tu te rends comptes qu’il n’y a plus d’espoir, alors tu t’effondres et ça te tue d’un coup net. Et il n’y aura plus rien. Plus d’espoir, plus de vie. L’espoir tue, cher ami. L’espoir est assassin. Fuis-le avant qu’il ne fasse de toi sa proie et qu’il te tue à son tour. Ne deviens pas sa victime… Fuis aussi vite que le vent.
Moi- Alors, je mourrai d’un coup net. Je m’en fiche, tu sais. Nous partons tous un jour et je refuse de crever de vieillesse ! Si je meurs, au moins j’aurais essayé. J’aurai tout tenté et je n’aurai aucun regret. Rien ne fait plus mal que le regret. Rien d’autre chérie !
C- Non, moi c’est Chérine. »

Vient-elle réellement de me dire son prénom ? Pourquoi maintenant ? Quelle est la raison de son malaise ?

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