Une histoire préméditée : Chapitre 23

Mon réveil sonne depuis environ vingt minutes, mais voilà… Je suis atteint d’une flemme aiguë ! Triste monde… Je soupire longuement et décide enfin d’éteindre ce foutu radio-réveil, avant que je ne l’envoie valser contre le mur, pour cause : Nuisance sonore.J’attrape un pull gris, un jean, mes baskets, un tee-shirt et une veste et je file dans la salle de bain. Je suis déjà en retard de vingt minutes, mais c’est excusable, on est lundi après tout. Et puis, se lever tôt, un lundi matin, pour en plus se rendre en cours de français, ça en devient de la torture psychologique ! Je vous l’assure.

« Carole- Oh, déjà levé ?
Moi- Maman, il est presque huit heures…
Carole- Oh, c’est con ça ! Dit-elle, en éclatant en fou rire.
Moi- Tu as bu, c’est ça ?
Carole- Oh, un tout petit peu, tout petit petit peu, ah je te jure trop hein !
Moi- Pff. »

Après lui avoir jeté un regard noir, je rentre dans la salle de bain. Théoriquement, je commence à 8h30, mais je ne me pointerai qu’à 9h30. Pourquoi se casser la tête, avec une professeure qui vous déteste ? Je n’en vois pas l’utilité, donc la question est réglée, je n’irai pas à son cours ! Une fois préparé, je sors de la salle de bain. Adriana est déjà partie en cours, à moins qu’elle ait séché ? Et ma mère est certainement partie se coucher. Vu comment elle était éméchée, je doute fortement qu’elle soit restée éveillée. Enfin bon, je peux toujours me tromper… Sait-on jamais. Je descends dans le salon, ouvre le réfrigérateur et me sers un bol de lait, chocolaté, avec deux cookies. Un bon petit déjeuner, miam ! J’avale deux gorgées de mon bol de lait et croque dans un cookie, tout en prenant mon téléphone. Aucun nouveau message. Je termine mon petit-déjeuner rapidement, monte faire mon sac, en profite pour regarder dans la chambre de ma mère, pour voir si elle dort et effectivement, elle dort comme une marmotte ! Au passage, je frappe à la porte d’Adriana, pour voir si elle est bien partie de la maison. Personne ne répond, donc personne n’a l’air d’être là… Je décide d’entrer. Sa chambre est rangée soigneusement, tout est bien ordonné. Je fouille ou pas ? Non, ce serait pas très gentil de ma part… Et puis, Mattew a raison, je suis trop sur le dos de ma sœur, je dois apprendre à la laisser un peu faire sa vie comme elle le souhaite, sans que pour autant que je sois derrière elle. Je descends les escaliers et quitte la maison. Je marche environ cinq minutes, et aperçois quelqu’un au loin. Au fur et à mesure que je me rapproche, je peux distinguer des chaussures à talon et des vêtements féminins. C’est donc une fille… Qui, par ailleurs est bien jolie ! Je m’approche encore d’un peu plus près, jusqu’à ce que celle-ci se retourne brutalement.

« C- En retard, dirait-on…
Moi- Bah, qu’est-ce que tu fais ici ? Tu m’attendais ? Dis-je surpris.
C- Haha ! Rie-t-elle. Je passais par ici, du coup, j’ai décidé de t’attendre, mais j’ai commencé à douter que tu te rendes en cours.
Moi- Je sèche toujours le cours de français et quand je m’y rends, je me fais exclure ou ça part en… Euh… Comment dire en restant polie ?
C- En couille, tu peux le dire. Ou ça part en couille. Ce n’est pas parce que je suis une fille que tu dois prendre « des gants » avec moi.
Moi- Hum…
C- C’est dingue quand même !
Moi- Comment ça ? De quoi tu parles ?
C- Je parle du fait que tu as deux personnalités.
Moi- Elle voulait dire quoi ta phrase ? Celle d’hier ?
C- Je suis une énigme, à moi seule. Un mystère, un vrai casse-tête. Le jour où tu comprendras mes phrases, tu comprendras qui je suis. Ce jour n’arrivera sans doute jamais et tu en sais déjà bien trop. Je sais, tu vas me dire « que tu ne sais rien. Pas même mon prénom » mais me parler, c’est déjà quelque chose de trop. Je ne parle qu’à peu de gens, tu sais… Mais c’est comme ça. Phrase à double sens, ma vie va à contre-sens, les choses vont de travers, car je vis à l’envers et je partirai loin de la planète terre… »

C ne parle qu’à peu de gens, alors pourquoi décide-t-elle de me parler à moi ? Pourquoi me fuit-elle dans un sens, mais vient elle-même à moi ?

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