Une histoire préméditée : Chapitre 14

Je m’avance, doucement, voir ce qu’il se passe, derrière les buissons, les arbres et les feuilles. Je me fais un passage, entre les branches et arrive enfin à passer. Je baisse le regard et je vois… C ! Je vois C, allongée à plat ventre, dans la terre, la tête dans les feuilles. Un cheval est à une dizaine de centimètres d’elle. Je reste choqué de la voir là. Que fait-elle ici ? C’est quand même bizarre, qu’on se retrouve ici, au beau milieu des bois, pour ne pas dire, de nulle part. Je reste sous le choc, une dizaine de secondes et reviens à moi.

« Moi- C ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu… Tu m’espionnes !? Dis-je surpris. »

C relève la tête, s’enlève les résidus de terre et dit :

« C- OH PUTAIN, MAIS CE N’EST PAS VRAI CA ! Dit-elle en hurlant. Et toi, là, aide-moi, non ? Au lieu, de dire des conneries !
Moi- Oh, euh, oui, désolé ! Dis-je en lui tendant la main, pour l’aider à la relever.
C- Merci !
Moi- Tu me suis ?
C- Tu crois, que je n’ai que ça à foutre, à te suivre ?
Moi- Tu m’avoueras, que c’est quand même bizarre, que je sois au beau milieu de nulle part, dans les bois et que je te retrouve ici !
C- J’habite ici.
Moi- Tu… Hein ? QUOI ?! Tu habites ici ?!
C- Oui, je viens de te le dire !
Moi- Oh… Euh… Je ne savais pas, désolé. Je suis surpris ! La région parisienne et Paris… C’est tellement grand ! Alors, trouver un bois et en plus, un bois dans lequel tu y habites, c’est tellement… »

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, qu’elle se met rire, me coupe et dit :

« C- Etrange, c’est ça ?
Moi- Comment tu sais ? Dis-je choqué.
C- Je suis une sorcière ! »

Mes yeux s’écarquillent en grand. Je reste bouche bée, le regard fixé sur C.

« C- Mais je rigole ! Oh mon dieu, t’aurais vu ta tête ! Dit-elle morte de rire.
Moi- Oh putain ! J’ai marché en plus. Dis-je en riant.
C- Tu as carrément couru, oui !
Moi- Donc, plus sérieusement, comment tu sais ?
C- C’est Logan qui me l’a dit.
Moi- Logan ? En parlant de Logan, il est où ? Je croyais qu’il était, avec toi, ou plutôt, que tu étais, avec lui.
C- Il est certainement reparti à ses occupations. Et ne va pas me demander lesquelles, je n’en sais rien, il ne m’a rien dit.
Moi- Pourquoi, tu étais avec lui ?
C- Je n’ai pas le droit ?
Moi- Non. Enfin, si, si ! Mais c’est juste que…
C- Qu’il traîne toujours avec Noah ou votre bande et qu’il ne traîne, avec personne d’autre, habituellement et encore moins avec des personnes qu’il ne connait pas, c’est ça ?
Moi- Oui ! Euh, non ! Enfin… Dis-je en bafouillant.
C- Arrête, c’est bon. Je le sais déjà, hein. Logan et moi, on a beaucoup parlé et je te dis la raison principale, parce que, que je te la dise ou pas, tu iras la lui demander, je le sais. C’est pour les cours. Que je rattrape mon retard.
Moi- Ah… Euh… D’accord. Je me suis fait pleins de films, vu que tu as parlé avec Logan et étant donné de ce que tu sais déjà, tu dois le savoir, déjà, donc bah… Ce n’était pas malin de ma part.
C- Des excuses ?
Moi- Alors, là tu rêves ! Dis-je en gardant toute ma fierté, comme d’habitude.
C- Pff ! T’es vraiment un sale con toi !
Moi- Je t’aime aussi, chérie. Dis-je en lui envoyant un bisou, avec ma main.
C- Garde-le, ton bisou et je ne suis pas ta chérie ! Dit-elle en enfourchant le cheval, qui est certainement le sien.
Moi- Tu montes à cheval ?
C- Il y a un problème ?
Moi- Aucun.
C- Très bien.
Moi- Parfait.
C- D’accord.
Moi- Ok !
C- Oh, la ferme ! Tu ne veux pas t’excuser, alors tu peux au moins me laisser le dernier mot, non ?
Moi- Certainement pas !
C- Pauvre gars.
Moi- Pauvre fille !
C- La pauvre fille, elle t’emmerde, Vincent ! »

Je la regarde et me met à rire. Elle est tenace, pour une fille ! Mais si elle croit, que je vais m’excuser ou si je vais lui laisser le dernier mot, alors là, elle se trompe.

« C- Qu’est-ce qu’il y a de drôle ?
Moi- Absolument rien ! Dis-je en riant de plus belle, seulement pour l’énerver (vicieux, non ?).
C- Pff. Au lieu de rire, grimpe ! Dit-elle en me tendant la main.
Moi- Hein ? Moi ? Monter, sur ce grand dada ? Dis-je en reculant d’un pas. Non, non ! Non, merci.
C- Aurais-tu peur ?
Moi- Non ! Dis-je en me ravançant.
C- Apparemment, si.
Moi- Bien-sûr que non !
C- Alors, monte ? Dit-elle sur le ton d’un défi.
Moi- D’accord !
C- Ah et pour ta gouverne, ce n’est pas  » un dada  » , mais un cheval et il s’appelle Eclipse. Dit-elle, en passant la main, dans sa crinière.
Moi- Eclipse, parce qu’il est tout noir ?
C- C’est exact ! Assez bavardé, monte. Mets un pied dans l’étrier et tiens-toi au cheval ou à-moi, pour t’aider à grimper. »

Je prends une grande inspiration. Je n’ai jamais monté à cheval de ma vie et honnêtement, je n’ai pas envie, que ce soit la première et la dernière, si vous voyez ce que je veux dire ? Car vu la chute qu’elle a fait, je me demande, à quoi dois-je m’attendre ? Avec beaucoup de difficultés, j’ai enfin réussi à monter. C, attrape mes mains et me les passent, autour de sa taille. Logiquement, c’est plutôt le gars qui est censé faire ça, mais, avec cette fille, rien ne se passe normalement ! Que voulez-vous ? On n’y peut rien.

« C- Tu n’es jamais monté, j’imagine ?
Moi- Euh…
C- C’est bien ce que je pensais ! Donc surtout, tu t’accroches bien. Ca va un peu secouer.
Moi- On ne va pas tomber, hein ? Dis-je réticent.
C- Mais non ! Dit-elle sûre d’elle.
Moi- Bah, vu comment tu t’es ramassé la gueule, je me demande, hein… Dis-je d’une petite voix, pas rassuré du tout.
C- Fais-moi confiance, d’accord ? »

Je ne dis rien. Une dizaine de secondes passent, mon silence parle à ma place. C, ordonne à Eclipse d’y aller et c’est au galop que nous partons en ville, ou en tout cas, nous en rapprocher.

C, est, peut-être, une gentille fille ?

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