Une histoire préméditée : Chapitre 136

Point de vue Vincent :

00h16.

Toutes la bande arrive chez Lula, sa baraque est déjà bondé de monde, mais l’ambiance n’a pas encore décollé.

« Chérine- Je reviens, je vais au toilette !
Moi- Ok, je compte sur toi pour ne pas boire… »

Chérine ne tolère pas sa grossesse et je crains qu’elle ne la tolère jamais. Après tout, je ne peux pas la forcer, ce serait son choix.

« Logan- Elle est partie où ?
Moi- Au toilette !
Logan- Mdr ah les filles…
Moi- On va se poser au bar à l’intérieur boire un verre ?
Logan- Allez ! »

On rentre dans l’immense maison, on croise Lula au passage à qui on dit bonjour et on s’installe boire deux verres de whisky.

03h32.

L’ambiance a décollée. Les gens chantent, picole, certain fument tandis que d’autre ce pique. Ils y a vraiment de tout c’est le moins qu’on puisse dire !
Les gens crient, ils hurlent et se déchaînent dans la villa. Ils sont déjà tous saoul, déchiré à la bière ou à un -je ne sais quoi-.
C’est l’été après tout ! On fête les résultats du bac, on entame comme jamais nos dernières vacances pour certain, puis pour d’autres le début de la fac à la rentrée prochaine.
On s’amuse, on est tous ici pour la même choses : boire et s’éclater. On est à la fois jeune et adulte à la fois, on a soif de vie, on a envie de découvrir et de tester ses propres limites… D’éternel insatisfait, mais à quel prix ce petit jeu malsain nous le fera t-il payer ?

04h20.

« Noah- Eh, je me sens mal gros.
Moi- Oh tu m’vomis pas dessus !
Noah- Nan, nan, je vais aller au… Toilette.
Moi- Oookkk !!! »

****
Nous avions bu. Nous avions peut-être tous beaucoup trop bu. Nous étions tous fous, insouciant à se déchirer la gueule à la vodka. Un cocktail par ici, puis un autre part là « ce n’est rien, je gère » comme aurais-je dis à mon père.
Mais nous ne gérons rien.
La première fois aurais dû nous servir de leçon à Chérine et moi, ainsi qu’à nos proches… Certain s’en sortent bien, lorsque d’autres y reste.

****

08h00.

Nous sommes tous rentrés, peu à peu la foule c’est dissipé et nous avons nous aussi fini par partir. Nous avons raccompagné Noah jusqu’à chez lui, Gwen est venue chercher Mattew et Alexia et Chérine, Adriana et moi avons dormit à la maison, Chérine étant sobre, c’est elle qui nous a géré.
Adriana c’est personnellement chargé de Logan, il avait proposé de la ramener, mais elle a refusée, elle voulait rester danser. Il n’était pas resté bien longtemps, enfin je ne sais plus… Ma mémoire est toujours aussi flou après les litres consommés.

12h00.

« On décuve, on vomit, on regrette, verre d’eau, doliprane, on essaie de se rappeler des meilleurs moments de notre soirée, on en rit et on envie la prochaine soirée. »
C’est toujours la même chanson.
Toujours.
Jusqu’ici, c’était un lendemain de soirée banal, rien de suspect, nous décuvions.

12h06.

« Moi- Alors, ça t’a plus ?
Adriana- Plus jamais.
Moi- C’est ce qu’on dit tous !
Adriana- Oh non je suis vraiment mal là…
Moi- Tu vois pourquoi je ne veux pas que tu touches à l’alcool ? Je te protégeais de ça justement…
Adriana- Ta gueule, je morfle peut-être, mais c’était le prix à payer pour l’une des meilleures soirées de ma vie ! »

*Point de vue d’Adriana*

« L’une des meilleures soirées de ma vie ! »

Quelqu’un sonne à la porte, je me lève.

« Moi- J’y vais. »

J’ouvre, deux gendarmes se tiennent devant moi.

« L’un des gendarmes- Mademoiselle Adriana Visentini ?
Moi- Euh… Oui ?
L’un des gendarmes- On vient vous parler de votre petit ami, Logan Hed, pouvons-nous entrer ?
Moi- Qu’est-ce qui se passe ?! »

Putain, il a dû finir en garde à vue…

« L’un des gendarmes- C’est important.
Moi- Euh, d’accord, mais, euh, je ne suis pas toute seule, il y a mon frère et sa copine…
L’un des gendarmes- Merci. »

Je les fais entrer, leur propose un verre d’eau qu’ils refusent poliment et salut Vincent et Chérine.

« Chérine- Euh, qu’est-ce qui se passe ?!
L’un des gendarmes- Gendarmerie national de Paris, je vais vous demander de vous asseoir s’il vous plaît. »

Nous exécutons tous, sans trop comprendre ce qu’ils se passent. Je ne sais pas si c’est les dolipranes qui agissent, mais je me sens beaucoup plus lucide qu’il y a une dizaine de minutes.

« L’un des gendarmes- Cette nuit un accident de voiture a eu lieux aux alentours de quatre heures du matin, c’est avec tout nos regrets que nous vous annonçons que votre ami Logan Hed a succombé à ses blessures. »

« Que votre ami Logan Hed a succombé à ses blessures. »
« Que votre ami Logan Hed a succombé à ses blessures. »
« Que votre ami Logan Hed a succombé à ses blessures. »

[…]

« L’une des meilleures soirées de ma vie ! »
« Que votre ami Logan Hed a succombé à ses blessures. »

[…]

Les paroles du gendarme résonnent dans ma tête, laissant mon expression faciale complètement impartiale, ne réalisant pas. Ne les croyant pas. Ne voulant pas admettre que cela soit vrai.

« Moi- Ce n’est pas possible, vous devez faire erreur !
L’autre gendarme- Toutes nos sincères condoléances.
Moi- Je veux le voir à l’hôpital, vous vous trompez, il y a une erreur, c’est une blague ! Putain dites-moi que c’est une blague ! »

La mort de mon père me submerge une nouvelle fois, me replongeant dans l’horreur et la douleur que la mort laisse derrière elle.

« L’un des gendarmes- Ça ne va pas être possible, une société la pris en charge… »

Celui-ci continue à parler, mais je n’entends plus, je ne comprends plus, hier il était avec nous à faire les fous, nous passions « la meilleure soirée de ma vie », nous nous aimions, nous avions des projets, nous avions traversés des tonnes et des tonnes de choses ensemble, c’était lui mon première amour et maintenant…

« Moi- NON ! PUTAIN NON ! »

Ce goût d’amertume qui te prend à la gorge, ce sentiment de vide qui s’installe en toi, c’est la mort qui frappe une seconde fois, à croire que ça l’amuse de t’enlever les personnes qui sont le plus cher à ton cœur, à croire que c’est son but de te faire souffrir et que ça l’amuse de te voir pleurer, de te faire devenir hystérique et de te regarder tout casser.
À croire qu’elle me hait, qu’elle s’abat sans aucune pitié, sans une once d’empathie à ton égare, sans tout ça.

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