Une histoire préméditée : Chapitre 127

*Point de vue de Vincent*

Chérine est partie aussi vite qu’elle le pouvait sans que je puisse la rattraper. Quand je suis remonté en haut, tout le monde a décidé de rentrer, ils ont bien remarqué que je n’étais vraiment plus de cœur à faire la fête.

Heureusement, aujourd’hui je la vois au lycée. Je prends mes affaires et m’y rends. La ville me semble morte ou peut-être que je la perçois comme ça, car je suis meurtri de l’intérieur, je ne sais pas.

« Moi- Chérine attends ! »

Je la rattrape et la maintiens par le bras.

« Chérine- C’est terminé, tu m’oublies. Maintenant lâche-moi.
Moi- Je t’ai menti, mais je te jure sur le coup je n’y ai pas pensé ! Je te jure qu’après cette fameuse fois je n’ai plus jamais dormi avec quelqu’un d’autre que toi !
Chérine- Mais putain Vincent, tu te rends compte de la situation ou pas ?! Cette fille t’aime ! Et toi tu as dormi avec elle ! Qui me dit que vous n’avez pas couché ensemble, qui me dit qu’elle ne t’a pas embrassé, qui me le dit hein !
Moi- Je suis désolé, j’ai merdé je sais…
Chérine- Bah tu vas payer tes actes maintenant. En attendant j’ai plus envie de te parler, j’ai cours et je dois bosser je te rappelle. »

*Point de vue de Chérine*

« ATTENTION ! »

Hurle une voix au loin.

***

Tout c’est déroulé très vite. Une voix c’est mis à hurler, une voiture qui est passée à toute vitesse suivi de coups de feu, des hurlements, Vincent qui s’est jeté sur moi et qui m’a plaqué contre le sol. Puis, trou noir. Tout est devenu flou.

***

J’ouvre les yeux difficilement, je me sens éblouie au vu de la lumière. Je constate que je suis à l’hôpital.

« Mickaël- Eh… Comment tu te sens ?
Moi- Qu’est-ce qui s’est passé ? Dis-je en forçant sur ma voix, je me sens épuisée.
Mickaël- Chut, repose-toi, on en discutera plus tard. Tu es à l’hôpital, tout va bien se passer maintenant.
Moi- Où est Vincent ?
Mickaël- Il va bien, repose-toi. »

Il me lâche la main.

« Moi- Tu vas où ? Me laisse pas… Je ne veux pas. Être. Toute seule. Dis-je la respiration saccadée.
Mickaël- Tu as du mal à respirer ?
Moi- Non. Juste. Fatiguée.
Mickaël- Je vais prévenir les infirmières que tu es réveillée. Je reviens vite, d’accord ?
Moi- Oui. »

Mickaël quitte la chambre. J’ai l’impression que ma tête est entrain d’exploser par les hurlements que je ne cesse d’entendre. J’ai dû mal à me souvenir ce qui s’est passé avec ça. Une infirmière rentre dans la chambre.

« Infirmière- Bonjour Mlle Hernandez, je suis infirmière, comment vous vous sentez ?
Moi- Fatiguée.
Infirmière- Vous vous rappelez de ce qui s’est passé ?
Moi- C’est flou…
Infirmière- D’accord, le médecin va venir vous voir dans la mâtinée, ne vous inquiétez pas.
Moi- Je vais sortir quand ?
Infirmière- Ça, ça n’est pas à moi d’en juger.
Moi- Je dois passer le bac dans quelques jours… Dites-moi.
Infirmière- Arrêtez de vous inquiéter, vous sortirez sûrement cette après-midi après que votre tuteur est signé la décharge.
Moi- Mon grand-père est ici ?!
Infirmière- Il parle avec le médecin, reposez-vous maintenant. »

L’infirmière quitte la pièce. Je ferme les yeux, mais je ne peux m’empêcher de rester calme avec les tonnes de questions qui tourbillonnent dans ma tête. Mickaël et Daniel rentre dans la chambre.

« Daniel- Et alors miss, comment tu te sens ?
Moi- Fatiguée.
Daniel- Bon, tu te rappelles de ce qui s’est passé ?
Moi- Pas vraiment… Je me rappelle de crie.
Daniel- Écoute, avant de t’affoler, écoute-moi jusqu’au bout.
Moi- Euh… D’accord. Mais ça me fait peur là
Daniel- Il y a eu une fusillade devant le lycée. Bien-sûr c’est vous qui étiez visé et par chance vous n’avez rien. Tu remercieras Vincent plus tard, c’est lui qui c’est rué sur toi pour te protéger, mais tu as tapé la tête contre le sol et par précaution on a préféré vous amenez à l’hôpital pour s’assurer que vous n’avez rien. C’était ta mère, Estelle et Anthony. La bonne nouvelle c’est qu’on a pu les coincer et qu’il n’y a eu aucun blessé. Ils ne vont pas s’en tirer comme ça. À l’heure qu’il est, ils sont en garde à vue, ils vont être transférés au centre pénitentiaire de Marseille. C’est terminé. »

Je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps, Daniel et Mickaël me prennent dans leurs bras pour me réconforter.

« Mickaël- Et avec attaque en lieu public avec arme blanche, donc tentative de meurtre, enlèvement, séquestration, torture, ils ne vont pas s’en sortir comme ça ! Même avec le meilleur des avocats ! C’est fini, tout est terminé. »

Les larmes coulent sans que je ne puisse les contrôler, c’est un énorme soulagement, un poids qui quitte mon corps et qui me laisse un sentiment de sérénité. Comme une colombe prête à s’envoler sans se soucier de ce que l’avenir lui resserve. C’est terminé. Cet enfer est terminé. Je n’arrive pas à réaliser… Le médecin rentre dans la chambre.

« Le médecin- Excusez-moi de vous déranger, mais je dois parler à ma patiente.
Daniel- Oh oui bien-sûr, on repassera te voir ne t’en fais pas.
Moi- Attendez ! Merci… Merci pour tout… Sans vous, je serais peut-être morte à l’heure qu’il est, alors merci. »

Ils me sourient tous les deux et quittent la pièce.

« Le médecin- Bon, comment vous vous sentez ?
Moi- Fatiguée, mais ça va.
Le médecin- Ça ne m’étonne pas. Lors de votre arrivée à l’hôpital, vous étiez inconsciente dû au choc crânien. Vous pourrez dire merci à votre ami qui vous a évité le pire !
Moi- Oui…
Le médecin- Néanmoins, nous avons fait une prise de sang et nous avons reçu les résultats d’analyse. Vous buvez mademoiselle ?
Moi- Occasionnellement oui.
Le médecin- Vous savez que ce n’est pas bon pour le bébé ?
Moi- Le bébé ?! Euh je crois que vous faites erreur.
Le médecin- Vous êtes bien mademoiselle Hernendez ?
Moi- Euh… Oui.
Le médecin- Vous êtes enceinte mademoiselle. »

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