Une histoire préméditée : Chapitre 123

« Moi- Putain mais t’as toujours pas compris toi ?! Dis-je en bousculant Logan.
Adriana- VINCENT ARRÊTE ! Dit-elle en se ruant sur moi. »

Putain je pensais qu’elle avait compris, je pensais qu’il ne l’approcherait plus, mais merde qu’est-ce qu’ils ont dans la tête ?! Il faut quoi hein ? Que je lui remette une droite pour qu’il comprenne ?!

« Adriana- Écoute je vais avoir dix-sept ans dans vingt-trois jours, dans un an je serais majeur, t’as pas le droit de dicter ma vie ! Non mais attends tu crois quoi ? Tu crois que je vais t’obéir au doigt et à l’œil ? Je ne suis pas ta chose, Vincent ! Tu crois quoi hein ? Tu crois que j’avais mon mot à dire quand tu te tapais trois mille meufs en un mois ? CHEZ NOUS ? Tu crois quoi hein ?! Que je vais me laisser faire ?!

J’aime Logan. Lui au moins, il me comprend. Je l’aime plus que tout au monde, ce n’est pas « une amourette » comme tu pourrais le penser, je ne suis pas comme toi, moi, je ne suis pas une salope qui couche à droite et à gauche pour agrandir sa liste de conquête !
Je suis amoureuse de Logan, c’est du sérieux, ça fait plusieurs années qu’on sort ensemble et je n’ai jamais osée de te le dire à cause de tes réactions. Comment je peux avoir confiance en toi si tu réagis mal hein ?!
J’en ai rien à foutre de ce que tu penses ok ? Tu peux m’interdire ce que tu veux, je suis LIBRE Vincent ! LIBRE !
Et si t’es pas content, je peux toujours me casser de la maison. Tu sais que j’ai le droit de me faire émanciper ? Maman serait d’accord. Et crois-moi hein, ce n’est pas toi qui commande, c’est elle. Maintenant ferme ta gueule et laisse-moi faire ma vie, je suis plus une gamine, j’ai grandis ! Allez, salut. »

Je n’ai même pas eu le temps de placer un mot de plus qu’ils sont déjà partis. Putain cette histoire me laisse complètement sur le cul…

« Mattew- Eh gros ! »

Je tourne la tête, Mattew et Alexia m’attendent sur le trottoir d’en face. Eux aussi ils doivent se demander ce qu’il se passe, en même temps je suis partie comme un sauvage.

*Point de vue de Chérine*

Après cette journée de farce, j’ai finis par rentrer chez moi. Je suis très fatiguée, je crois que j’ai beaucoup de mal à reprendre un rythme classique.
Quelqu’un toque à la porte, j’ouvre, c’est Mickaël, il est seul.

« Mickaël- Je dois te parler, c’est urgent !
Moi- Qu’est-ce qui se passe ?! »

Je le laisse entrer, mon grand-père dort à l’étage donc je lui demande de ne pas faire trop de bruit.

« Mickaël- On a du nouveau par rapport à l’affaire. Quelqu’un aurait aperçu deux femmes et un homme dans une voiture bleue nuit, une Toyota, il y a trois jours dans le sud de la France. Les trois correspondent au portrait robot donné. Toute une équipe a été mobilisée, la sécurité est renforcée, interdiction total de sortir tant que nous ne les avons pas retrouvés. Pour le lycée, ce sera nous qui vous emmènerons, pas de sortie si on n’est pas avec vous, rien, c’est trop dangereux.
Tu pleures ? »

Je fonds en larme, il me prend dans ses bras.

« Mickaël- Mais qu’est-ce qui a ? Ce n’est pas si grave, on veille sur vous, ne pleures pas pour ça !
Moi- Mais je ne sais pas pourquoi je pleure, j’ai les nerfs qui lâchent ! Dis-je en le repoussant. »

Je fonds en larme, il me prend dans ses bras.

« Mickaël- Mais qu’est-ce qui a ? Ce n’est pas si grave, on veille sur vous, ne pleures pas pour ça !
Moi- Mais je ne sais pas pourquoi je pleure, j’ai les nerfs qui lâchent ! Dis-je en le repoussant. »

Mon dieu, mais comment c’est possible qu’il est réussi à revenir en France ? Je pensais que c’était sécurisé, qu’ils étaient loin, que… Oh et puis merde ! J’en ai marre de tout ça !
Je pars dans la cuisine et sors une bouteille de whisky du placard avec deux shooters.

« Moi- Tu joues ?
Mickaël- À quoi ça va te servir de te bourrer la gueule hein ? T’es mineur je te rappelle.
Moi- Oh ça va hein. Dis-je en m’en enfilant un, toute seule. »

Il grimace.

« Moi- Bon tu joues où tu joues pas ?
Mickaël- Allez, tu as raison. »

On aura passé la soirée à s’enfiler des shoots, comme deux gamins inconscients. Sous l’effet de je ne sais quoi, on a picolé comme deux abruties jusqu’à finir ivre mort et à faire la limace sur le parquet.

*Point de vue de Vincent*

Arrivé au croisement George m’a appris que la bande de taré qui nous on séquestré, battu et j’en passe ont réussi à revenir en France. La sécurité est donc renforcée. Alexia était sur le cul qu’on on l’a appris. Mattew est rentré chez lui, mais Alexia est rentré avec moi, je n’avais pas envie de rester seul.
Après qu’elle est prise une bonne douche, on a parlé. Beaucoup parlé. Elle a pleuré dans mes bras une bonne partie de la soirée, je n’ai cessée de lui répéter que j’étais désolée de la faire souffrir et elle me rabâchait que c’était qui avait un problème. On a fini par s’endormir sur le coup des trois heures du matin dans mon lit, fracassé par les événements.
On a aussi révisé une bonne partie de la nuit car bon, le bac approche à grands pas, ils nous restent deux mois pour rattraper notre retard à moi et Chérine au risque de se retrouver sans diplôme, ou de passer en rattrapage.
J’espère juste que Chérine est en sécurité et qu’elle est bien rentrée… On ne sait jamais sur qui on peut tomber, on ne peut faire confiance qu’à soit même au jour d’aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons.

 
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