Une histoire préméditée : Chapitre 118

*Point de vue de Vincent*

Hier, on a fini la journée ensemble. J’ai proposé à Chérine de m’accompagner pour la balade en forêt et elle a fini par accepter. On a passé la journée ensemble, dans les bois. Ma mère l’a adorée ! Et Adriana l’aime vraiment bien.

On est rentré un peu plus tôt que prévu car nous avions ce fameux dîné. On était tous un peu déçu de rentrer car on s’est vraiment amusé. On s’est baigné dans une petite rivière. On a pique-niqué dans l’herbe. On a fait une bataille d’eau, on a joué à chat comme des enfants, tous les quatre. Je me suis acharné sur Chérine en la tuant de guillie, mais ma mère et ma sœur on vite pris sa défense et je me suis retrouvé avec les trois entrain de m’assassiner à leur tour. Comment rivaliser avec trois femmes sur soit lorsqu’on est seul ? Impossible. Je n’ai pas remporté cette bataille, mais comme je leur ai dit, « je remporterais la guerre ! » et elles ont rient face à mon égaux sur-dimensionné.

« Moi- Prête ?
Chérine- Ai-je le choix ? »

À mon regard, elle comprend ma désapprobation. On sort donc de chez moi, un van noir et garé devant l’entré. C’est eux, je le sais.
On s’avance, la fenêtre tinté se baisse, c’est un homme que je n’ai jamais vu, mais que Chérine à l’air de reconnaître qui nous fait signe de monter. Les portes du van s’ouvre, on grimpe. Deux hommes s’y tiennent : un qui m’est inconnu et George qui est chargé de ma protection.

« Moi- Bonjour. Dis-je en tendant une poignet de main ferme aux deux hommes qui se trouvent devant moi. »

Chérine grimpe à son tour et leur sert la main. Elle grimace. Haha je crois qu’il lui on fait mal avec leurs forces d’ours.

« Chérine- Où dîne-t’on ?
Paolo- C’est une surprise. »

On finit par s’installer, il démarre, nous voilà partie. Nous avons bien compris que nous rentrions seulement le lendemain matin et que la route sera longue. On nous a donc dit de nous installer confortablement et de ne pas nous inquiéter. « Notre protection étant assuré ».
Au début, nous avons parlé. Beaucoup parlé. On a dû parler deux heures entières, je m’entends très bien avec Mickaël, Paolo, George et Daniel, ils sont vraiment gentils ! Spécial, mais gentil.
Au début, l’ambiance était tendu. Surtout entre Chérine et Mickaël. Je ne sais pas ce qu’il lui a fait, mais elle a vraiment une dent contre lui. Pourtant, je le trouve cool moi ! Il n’est pas méchant. Un peu taquin, c’est vrai, sûrement car c’est le plus jeune des quatre. Après tout, il a presque notre âge. Notre âge et une maturité, une prestance, une intelligence, une force digne d’un homme du double de son âge. Une vraie bête. Il a du talent le p’tit. Et il aime son métier, ça se voit, il l’exerce avec passion.
Chérine a finit par s’endormir. J’ai donc entamé une discussion avec les quatre mousquetaires seuls à seul.

« George- Vous savez, on est partout. On sait tout. Pas besoin de vous cacher, on sait. »

Je me mets donc à les dévisager. Un à un. Sauf Mickaël qui lui, conduit. Il regarde la route, mais nous lance quelque regard de temps à autre pour s’assurer que ça va. C’est Paolo qui est assit à l’avant avec lui.
Chérine et à côté de moi, sur la banquette face à la route. Et George et Daniel son sur la banquette en face de nous, dos à Mickaël et Paolo du coup, c’est un peu compliqué à visualiser, mais leur bagnole est vraiment bizarre aussi.

« Moi- Qu’est-ce que vous savez au juste ?
George- Vous êtes pas ami. On le sait.
Moi- Et qu’est-ce que ça peut vous foutre ?
Paolo- Nous ? Rien du tout. Mais vous, la liberté. »

Un sourire malicieux se dessine sur mon visage. Ils sont pas cons. Vraiment pas cons. J’les aime bien moi.

On a donc continué à papoter de tout et de rien, puis j’ai finis par m’endormir à mon tour.

*Point de vue de Chérine*

J’entends des voix résonner. C’est le son du moteur devenu silencieux qui m’a réveillé. Et qui m’a aussi fait comprendre que nous étions arrivé.
J’essaie d’ouvrir les yeux, mais bizarrement tout est flou. Très flou. Je regarde ma main et en me concentrant davantage, j’y vois du sang. Du sang !!
Je tourne ma tête à ma gauche et y voit Vincent, sa chemise gorgé d’un rouge vif, la panique s’emparant de moi, mais une main se plaçant avec une telle rapidité que je n’eus même pas le temps d’hurler.

Je sursaute.

*Point de vue de Vincent*

« Moi- RÉVEILLE-TOI BON SANG ! Lui hurlais-je en la secouant de toutes mes forces. »

Chérine finit par ouvrir les yeux, complètement paniqué.

« Moi- C’est rien, t’as juste fait un cauchemar, ça va aller, ça va… »

Je la prends dans mes bras, caressant ses cheveux pour la rassurer sous les yeux des quatre mousquetaires.
Elle a placé sa tête au creux de mon cou, j’en déduis donc qu’elle pleure… Elle fait toujours ça quand elle pleure. Elle n’aime pas pleurer en public… Ni même devant moi d’ailleurs. Elle n’aime juste pas pleurer devant les gens et je peux la comprendre, c’est pas une situation agréable.

« Chérine- Y avait du sang partout… On m’a bloqué la respiration, t’étais mort, c’était horrible… »

Elle finit par reprendre ses esprits et relève la tête regardant cinq têtes de dindes posté devant elle, scrutant chacun de ses mouvements.

« Chérine- C’est bon, c’était qu’un cauchemar vous allez pas rester planter là !
Mickaël- La tigresse reprend du poil de la bête dirait-on… »

Chérine lui lance un telle regard noir que personne n’a osé placer un mot derrière. C’est Daniel qui a brisé le silence pesant en s’exclament que nous étions arrivés. On est parti à dix-huit heures, il est vingt-deux heures quinze, on a roulé quatre heures consécutives. Je me demande bien où nous sommes.

« Moi- On est où ?
Paolo- À Nancy. J’ai une grande villa ici, c’était l’occasion rêver d’y retourner.
George- Et moi qui y suit déjà allé, je vous préviens : la vue est à couper le souffle. »

Vu notre air curieux, nous n’avons pas perdu de temps pour descendre de la voiture et ils avaient raison… WAOUH ! Je crois que j’ai jamais vue autant de verdure en France et la maison vue de l’extérieur est juste MA-GNI-FIQUE !
On finit par rentrer, ce qui nous donne directement dans la pièce principale où une grande table est dressée.

« Chérine- Waouh… Mais comment…
Paolo- Comment est-ce possible c’est ça ? »

Chérine sourit. Paolo a deviné.

« Paolo- J’ai demandé à des amis qu’ils me rendent se service, ils me doivent bien ça ! Et tout le monde aiment les pâtes carbo ? »

À ce moment précis, je crois que Chérine manque de faire un malaise. Ses yeux se sont limites mis à pleurer tellement qu’ils brillaient et la bave de sa bouche aurait presque dégouliné sur le carrelage noir si elle l’avait laissé ouverte une minute de plus.

« Paolo- J’en conclue que oui ! Dit-il ravie. »

Tout le monde prend place autour de cette jolie table orné d’une belle nappe noir avec des assiettes ressemblant à du cristal et des couverts semblable à de l’argent.
Chérine demande intriguée :

« Chérine- C’est du cristal ; du vrai ? Demande t-elle émerveillée.
Paolo- Ok, j’en conviens que la maison, le paysage, la table et le repas est à la perfection ce soir, mais je ne suis pas non plus riche hein. Je loue cette maison et ce n’est ni du cristal, ni des couverts en argent et encore moins des verres en saphir. Rigole t-il. »

Tout le monde éclatent de rire, Chérine rougit.

« Chérine- C’est beau en tout cas…
Paolo- Juste très bien nettoyé ! Dit-il d’un air malicieux.
George- Vas-y balance le ton secret ! T’attends que ça ! »

Paolo nous regarde tous un a un, comme ci qu’il essayait de faire durer le suspense encore plus longtemps, puis finit par dire :

« Paolo- Le lave vaisselle ! »

On éclate tous de rire encore une fois, une bonne soirée s’annonce ! Le repas se déroule dans une ambiance conviviale, tout le monde parle avec tout le monde, on raconte des bouts de nos vies, ils nous racontent des bouts de la leur, on rigole, on passe un bon moment.

« George- Alors comme ça, tu aimes la pétanque Paolo ? »

Mickaël rétorque :

« Mickaël- Et n’oublions pas les mots fléchés !
Paolo- Croisés ! Affirme t-il comme si que cette information allait changer le cours de nos vies.
George- Oh ça va c’est la même ! Dit-ils, faisant rires tout le monde.
Paolo- Et oh on en parle de tes jeux de logiques ? Rigole t-il.
George- Au moins moi c’est logique ! Balance t-il avec un clin d’œil. »

Tout le monde pouffent de rire. George est un homme classe, distingué. Paolo est plutôt « la victime de la bande ». Daniel le sage et Mickaël le p’tit jeune. À eux quatre, ils forment les mousquetaires ! C’est moi qui leur ai trouvé ce surnom dans la voiture, je ne me rappelle plus comment mais c’était tellement drôle !

« Mickaël- Et si on résume, Chérine c’est la tigresse pour son caractère de feu. Mais il restes Vincent ! »

Tout les regards se figent sur moi. Je viens de mourir assassiné au moins trente fois d’un coup si j’aurais joué au jeu du regard là. Non mais sérieux !

« Moi- Hého !! Dis-je revendiquant mon estime, me sentant menacé.
Daniel- Oh, nous trouverons ne t’inquiète pas. Nous sommes partout tu te rappelles ? »

On aura fini cette soirée dans les éclats de rires avant de reprendre la route vers une heure du mâtin. Il était prévue que les mousquetaires se relaieraient un à un pour conduire avec un autre pour s’assurer qu’ils ne s’endorment pas et deux autres qui dormiraient deux heures pour se requinquer. Chérine et moi avons des couvertures et des oreillers pour dormir tranquillement sur les banquettes. Au début de la route, tout le monde étaient encore chaud patate pour veiller. C’est alors que Daniel nous a expliqué plus en détail le but de se dîner :

« Daniel- Vous savez les jeunes, le but de se dîner était de nous lier. On va passer une partie de votre vie avec vous et il serait préférable que le courant passe bien. On s’engueulera, on aura des disputes, oui, mais c’est logique : nous sommes humains, on ne peut pas être en harmonie sur tout, vous comprenez ? L’importance est de communiquer, on va être comme votre deuxième famille à partir de maintenant. On va avoir un lien fort. Et même si c’est notre job, notre job consiste à être en bon terme avec nos « clients ». On ne veut pas des clients normaux qu’on verrait défiler un à un, c’est pas ça qui nous intéresse.
Nous, si on a choisit d’exercer le métier de « sous protection » par le SPP (Service de Protection Privé, poste encore plus haut que le FBI) c’est pour créer des liens, protéger des personnes que nous avons appris à découvrir et à aimer. Des personnes qu’on connaîtra, qui pourront se confier à nous, qui connaîtront eux aussi un bout de notre existence et qui pourront même être là pour nous si un de nous lâche. Car on a beau être taillé comme des bêtes, nous avons des cœurs de cotons, ne l’oubliez pas. »

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