Une histoire préméditée : Chapitre 101

*Point de vue de Chérine*

Avez-vous déjà connue cette sensation de tête qui va exploser ? Vous ne savez pas quand, vous ne savez pas pourquoi, mais vous avez mal. Très mal. Comme si que vous aviez bu des litres et des litres de vin rouge. Et bien, c’est exactement ce qui m’arrive.
J’ai les pensées brouillées. Comme si que je n’arrivais pas à me rappeler. C’est vrai ça… Qu’est-ce qu’il c’est passé dernièrement ? J’en ai aucun souvenirs…

Tout à coup, je sens une sensation qui me semble familière, mais tellement lointaine… Je n’arrive pas à savoir quoi, mais c’est bizarre… À part avoir un mal de tête, être allongée et me frotter la joue, il n’y a rien de bizarre. Rien de… Attends, QUOI ? JE FROTTE MA JOUE ?!

Tout à coup, j’ouvre les yeux. Mes pupilles se dilatent d’un coup, la luminosité de la pièce m’éblouit. J’ai l’impression de ne pas avoir ouvert les yeux depuis… Waouh… Un baille. Mais ce qui est encore plus bizarre, c’est que je suis allongée. Le plafond est blanc. Et je ne sais pas trop ce que je fais ici, ni même où je suis d’ailleurs. Je sais juste que j’ai mal à la tête, bien trop mal pour réfléchir d’avantage.

Prise de conscience soudaine : Mais… Je n’ai… OH MON DIEU !

Je sursaute d’un coup et me pousse du matelas pour m’aider à me relever. En temps normal, la scène se serait passé très vite… Mais je n’ai pas énormément de force, ce qui fait que je me suis plutôt levée au ralentis.
J’observe autour de moi, je regarde tout et tellement vite, qu’au final je n’arrive à rien retenir. Enfin presque. Jusqu’à ce que je regarde derrière moi et que je vois Vincent, allongé, me semblant inerte… Plein de bleus, plein de sang… Bon sang merde… Non, non, non, non ne me dites pas que non non pitié non !
Les larmes me montent d’un coup, je me précipite vers lui en rampent, malgré la douleur et le secoue tellement fort, que si ça aurait été un cocotier, j’aurais pu faire tomber des noix.

Il sursaute.
La pression redescends d’un coup, je me mets à pleurer et m’effondre en sanglot dans ses bras.

*Point de vue de Vincent*

« Chérine- Je veux mourir Vincent, je veux mourir, je te jure j’ai jamais été aussi mal de toute ma vie et j’en ai vue des choses, mais là c’est trop. C’est beaucoup trop. Je comprends rien, j’ai peur, j’ai l’impression d’être folle, Vincent je crois que je deviens folle, je fais un cauchemar, c’est pas possible, Vincent je t’en supplie, Vincent… »

J’ai du mal à comprendre tout ce qui passe. J’ai mal à la tête, j’ai dû mal à me rappeler ce qu’il s’est passé… Et je me retrouve avec Chérine dans mes bras, entrain de pleurer, à la limite de faire une crise de panique et de clamer qu’elle veut en finir.

Les souvenirs me reviennent peu à peu. J’ai des genres de flash… Je me rappelle d’avoir appris qu’Estelle était mêlée à cette histoire qui ne rime à rien. Je me rappelle d’Emy, d’Anthony… Je me rappelle avoir vue Estelle valser contre le planché par la mère de Chérine. Je me rappelle du gun. De la menace de mort. Je me rappelle avoir bue à la bouteille… Je me rappelle aussi que Chérine à bue l’eau qui n’en n’était certainement pas. Ou du moins, pas totalement…
Et puis plus rien.
Rien.
Comme si qu’une décennie avait passé.

« Chérine- Vincent, si tu m’aimes vraiment, tue-moi, trouve une solution, je veux mourir, je veux mourir Vincent, si tu m’aimes fais quelque chose, tu m’avais dis que rien ne se passerait, que je me faisais des films, mais regarde Vincent, regarde j’avais raison, Vincent je veux mourir, s’il te plait, s’il te plait. »

Elle se met à paniquer de plus en plus, j’ai l’impression qu’elle déraille complètement sous l’effet de la peur. C’est monstrueux comment des événements peuvent nous traumatiser à ce point. La voir comme ça, ainsi que la situation me font verser les larmes à moi aussi…

« Chérine- Je me rappelle de rien, faut faire un truc, elle va nous butter, elle va, elle va… »

Au fur et mesure de ses mots, elle se met à parler de plus en plus vite, à pleurer encore et encore plus, sa voix devient tremblante, elle se met même à bégayer et à frissonner.

Je la sers fort dans mes bras et d’une main je caresse ses longs cheveux comme à une enfant de 6 ans pour qu’elle se calme. C’est ce que je faisais à ma sœur quand elle taper des crises pour la calmer… D’ailleurs, en repensant à ma sœur, j’ai l’impression que Chérine vit le même état que ma sœur à vécu lors de la mort de mon père… Elle était détruite. Tout comme Chérine.

*Point de vue de Chérine*

J’ai l’impression de vivre un cauchemar. D’être en enfer. J’ai l’impression d’être sur une barque au beau milieu d’un océan qui m’est encore inconnu et de subir la foudre de la tempête qui a commencé et qui perdure chaque jour un peu plus. J’ai l’impression que les ténèbres se sont abattu sur moi et qu’ils m’ont fait tomber de ma seule chance de rester en vie, ils ont brisé ma barque.
Alors je nage, je nage en tentant de survivre, j’essaie d’y croire pour une fois. Pour une fois, j’essaie d’y croire, je me laisse rêver et je me dit qu’un miracle va arriver, que quelque chose, quelqu’un, n’importe quoi va me sauver. Et j’attends. Et plus j’attends, plus je me fatigue et plus je me fatigue, plus je lâche prise. Je commence par couler… Et je terminerais sûrement noyer.

Aidez-moi, aidez-moi…

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