Une histoire préméditée : Chapitre 1

Le réveille sonne. Il est six heures du matin et aujourd’hui est un jour important. Quel genre de jour important ? Le genre de jour important ou nous devons retourner au bahut ! Effectivement, nous sommes lundi matin et je hais le lundi matin !

Je me frotte les yeux, me relève et me dirige tout droit dans la salle de bain pour me préparer. Je fais ma toilette, m’habille, enfin bon la routine quoi. Puis je finis par descendre dans le salon dire bonjour à tout le monde.

« Carole- Déjà debout mon lapin ? Tu ne commences pas à neuf heures aujourd’hui ? Tu as fait ton sac ? Tu prendras du jus d’orange ou du jus de pomme ? »

À peine levé et voilà que ma mère me harcèle de questions. Quand comprendra donc-t-elle que je hais que l’on me parle de bon matin, surtout quand je suis à moitié dans le coaltar ?

« Moi- Maman, je viens de me lever là… Dis-je en poussant un profond soupir.
Carole- Oui et moi je pars travailler dans quinze minutes ! Ici, il y en a qui travaillent, Vincent !
Esteban- Ne sois pas insolent de bon matin, fils !
Moi- Je prendrai du jus d’orange, mon sac est fait et la professeur de français, cette bonne à rien a déplacé un cours ! Ce n’est pas une prof ça, mais une casse-couilles ouais !
Carole- Ton langage Vincent, ton langage ! Surveille-moi ça !
Moi- Oh hein, ça va. »

Je prends deux crêpes que je garnis de Nutella et de miel, avec un verre de jus de pomme et un croissant. Je m’installe autour de la table, Adriana n’est pas là. Telle que je la connais, elle doit être encore au téléphone à jacasser avec ses copines. Une accro, je vous le dit moi ! Elle est accro !

« Moi- Tu nous emmènes au bahut ce matin, papa ?
Esteban- Écoute Vincent, je dois me préparer pour un gros combat, je ne pourrais pas… Je vous emmènerai, toi et ta sœur, une fois le combat passé, promis.
Moi- Ouais, tu dis ça à chaque fois. Tu repousses toujours à plus tard, tu n’as jamais de temps à nous consacrer ! Sans parler de maman qui bosse encore plus que toi. Ce n’est pas des parents qu’on a, c’est des fantômes !
Carole- Écoute Vincent, on parlera de ça plus tard, je vais être en retard ! Et surveilles à ce que ta sœur n’arrive pas en retard au lycée. »

Carole attrape son sac, embrasse son mari et part dans un coup de vent. À la maison, c’est le taff d’abord, les enfants après. On finit par s’y faire, avec le temps.

« Esteban- Elle était pressée ta mère, ce matin, tu ne trouves pas ?
Moi- Elle est toujours comme ça, mais tu es tellement occupé à faire de la muscu que tu ne vois rien, comme à chaque fois.
Esteban- Tu penseras à bien t’entraîner ! Moi, à ton âge je faisais déjà des gros combats, contre des jeunes de mon âge.
Moi- Je sais, je sais. À ton âge, tu avais déjà une grande carrière toute tracée et moi, le pauvre petit Vincent, ne s’en sort plus depuis qu’il est en terminale.
Esteban- Assez parlé, je dois y allez. Passe une bonne journée, fiston. »

Esteban quitte la pièce et finit par quitter le domicile familial. Je débarrasse mon assiette et mon verre que je dépose soigneusement dans l’évier, puis je monte à l’étage toquer à la chambre d’Adriana.

« Moi- Oh ! Bouge-toi, il est sept heures moins dix, on va être en retard.
Adriana- Quoi ? Déjà ? Oh putain ! J’arrive, pars devant, je te rejoindrai.
Moi- Non, non, non. Pour que tu sèches les cours encore une fois ? On part en même temps, alors tu grouilles et tu arrêtes avec ton téléphone ! Tu auras tout le temps de bavarder avec tes copines, une fois arrivée.
Adriana- Pff ! J’arrive. »

J’entends ma sœur râler à travers la porte. Elle me croit naïf, elle pensait vraiment que j’allais gober son excuse médiocre pour sécher une fois de plus les cours ? Je pars dans ma chambre récupérer mon sac et tape une seconde fois à la chambre d’Adriana. Elle finit par sortir en trombe en me lançant un regard noir.

« Moi- Agacée ?
Adriana- Énervée oui ! Énervée contre-toi petit con ! Allez, on y va.
Moi- Je ne vais pas te laisser foutre ta scolarité en l’air ! Allez, on bouge. »

On quitte la maison et on part direction le lycée. Adriana tire la gueule, elle reste figée sur son téléphone pendant tout le trajet. Du coup, j’ai appelé mon meilleur ami, Mattew Smith, pour passer le temps. Celui-ci m’a annoncé qu’une nouvelle élève allez venir durant la semaine, qui est-elle ?

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