Il n’était pas celui que je croyais ! Chapitre 28 ; Tome II.

CHAPITRE 28.

Une fois que l’appel fut fini, je courus prendre mon manteau pour me rendre à l’hôpital. J’ai tellement hâte d’y aller … mais en même temps je suis extrêmement angoissé à l’idée de savoir ce qu’il a, car lorsque je suis venu il avait quand même quelque chose dans sa jambe.

J’espère de tout cœur qu’il s’en sortira sans trop de séquelle …

{…}

J’arrive très rapidement à l’hôpital et dès que je suis dans les couloirs, je me mets à courir pour rejoindre sa chambre, comme la première fois où je suis venu le voir. Cette fois ci je n’ai pas le droit à l’erreur, il ne s’agit pas de venir et de répartir comme une voleuse, surtout que Liam se trouve peut être dans les alentours, alors aucun faut pas n’est possible. Et, j’espère de tout cœur que Logan ne me parlera pas du baiser, qu’on pourra discuter tranquillement tout les deux comme au bon vieux temps, comme de bon vieux ami, qui ont, malgré tout un lien très fort !

J’espère ne pas avoir créé de froid …

Je me trouve devant sa porte avec la main posée sur la poignée et je souffle un bon coup pour reprendre mes esprits et pour ne pas faire de bourde. J’affiche un grand et beau sourire sur mon visage et je compresse la poignée tout en avançant vers lui, mais … il dort !

Tu n’as vraiment pas choisi le bon moment, Logan.

Je me pose à côté de lui tout en déposant délicatement un bisou sur son front et en posant ma main sur son bras. Sauf que à ce moment, il se réveille en furie et en faisant des gestes affreusement brusque. Si bien que je me prends un coup de coude dans l’œil…

– Non mais Logan, sérieux ! Dis-je en ayant la main sur mon œil.

Il me regarde avec incompréhension pendant un moment, tout en regardant partout autour de lui. Puis il pose une nouvelle fois le regard sur moi et il se me a éclater de rire …

– Je vois que ça va mieux.

– Ça fait surtout beaucoup de bien de te revoir !

Je ne pu m’empêcher d’esquisser un petit sourire en entendant sa phrase parce que ça me fait plaisir qu’il dise ça. De plus, le fait que je l’ai embrassé la dernière fois n’a pas eu l’air de créer de malaise, donc tant mieux. Ensuite, voyant que mon œil ne pleurait plus et que je lui adressais un sourire, il me prit dans ses bras.

– J’ai eu tellement peur de ne plus jamais te voir … Murmurais-je dans son oreille.

– Tu sais bien qu’on a toujours eu des vies mouvementées. Rie t-il.

– Et ça te fait rire ?

– Je suis content de te voir.

Si il savait que je suis mille fois plus contente que lui de le voir, j’ai tout fais pour le retrouver, je me suis mise ma famille à dos et j’ai fais pas mal de connerie mais je ressens une immense fierté en le voyant ici, à côté de moi en train de faire le débile, comme d’habitude, en train de rire et de sourire. Mais, même si ce n’est pas forcément le bon moment, il faut que je lui demande ce qu’il a car c’est important. Je suis la personne qui fait passer les bonnes ou mauvaises nouvelles à Hayden …

– Du coup, qu’est ce que tu as ?

– Tu vois ma jambe ? Dit-il en soulevant le drap. Je me suis fait opérer car quelque chose était coincé dedans et je ne peux plus la bouger … je ne pourrais peut être plus jamais l’utiliser…

Le temps semble s’arrêter lorsque j’entends ça, c’est comme si je recevais un énorme coup de massue sur moi… Après toutes les choses que j’ai fait pour le retrouver je ne peux pas croire que ça se termine comme ça. Je me dois, pour nos amis et sa famille, faire en sorte qu’il rentre chez lui dans le meilleur état possible. Il ne peux pas repartir en fauteuil roulant ou autre, je ne peux pas l’accepter. Il venait me voir, il venait pour moi, il a fait ce détour pour moi alors qu’il aurait très bien pu prendre le train et rien de tout ça ne serait arrivé donc il est tout bonnement inconcevable qu’il souffre à cause de moi, inconcevable qu’il ne puisse plus jamais porter ces enfants.

Ce n’est pas possible, je m’en voudrais trop …

Après un moment à penser, je sens la main de Logan se poser sur la mienne, et je vois son autre main s’approcher de mon visage et essuyer, délicatement, les quelques larmes qui ont coulés. Pour ma part je ne bouge même pas et je n’entend plus rien, je suis complètement ailleurs, complètement perdu et surtout, complètement dépassé par la situation parce que, je n’avais pas imaginé que pour couronner le tout, il se retrouverait ainsi.

Qu’elle imbécile je suis !

– Pourquoi tu pleures ? Qu’est ce qui se passe ? J’ai dis quelque chose de mal ?

Sa douce voie remonte petit à petit à mes oreilles et elle m’apaise en quelque instant. Il est vrai que je ne dois pas pleurer devant lui car il doit vraiment se sentir mal, alors je dois essayer de lui remonter le moral et non lui plomber. Je suis la seule compagnie qu’il a ici donc je n’ai pas le droit de lui gâcher ces moments.

– Non, non ne t’inquiète pas, ça va. Tu disais ?

Il me regarde un long moment en détaillant chaque recoin de mon visage et je suis sur qu’il sait que je mens, car je mens très mal et puis, je n’ai jamais compris comment, mais il arrive à lire en moi lorsqu’il me regarde dans les yeux : son regard est si perçant …

– Tu ne sais toujours pas mentir. Rie-t-il : je te connais Naya et tu le sais, depuis le temps !

– Je m’en veux Logan, je m’en veux tellement pour tout ça… Avouais-je en essuyant une larme qui roulait sur ma joue.

Instinctivement il me prit dans ses bras, pour la seconde fois, et pour le coup, sans vraiment me contrôler, je me laisse aller. Je me met littéralement à pleurer en cachant ma tête dans son cou, tandis que lui me caresse les cheveux en me murmurant de douce parole pour que je me calme.

– Tu ne devrais pas rester trop longtemps ici car je présume que tu n’as pas le droit de venir … Lance t-il en levant ses yeux au ciel.

– Quoi ? Mais pourquoi tu dis ça ?

– Liam.

Je comprends directement qu’il fait allusion au moment où j’ai croisé Liam dans sa chambre, en train de lui gueuler dessus. Je n’ai même pas demandé à Liam ce qu’il lui avait dit car pour moi le principal était qu’il me dise la vérité et il la fait.

– Vous ne vous aimez toujours pas…

– Ça c’est le moins qu’on puisse dire.

– Il m’a dit que tu étais ici, le soir quand je suis rentré, donc il sait que je viens de te voir.

– Et il sait que tu m’as embrassé ? Dit-il avec un regard taquin.

Je le foudroie du regard pour lui faire comprendre qu’il doit parler moins fort et surtout qu’il ne doit pas dire ça, sauf que lui ça le fait rire, alors je lui tape l’épaule ce qui fait qu’il se calme. Et un long jeu de regard s’en suivit, des regards plutôt perturbant…

Lui et moi nous sommes lié, pour toujours, que nous le voulions ou pas.

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