[…]

Une fois les messages envoyés j’étais curieuse de lire ce que j’avais pu écrire dans un de mes journaux. Je pris celui de l’année de mes 7 ans, j’ouvris à une page au hasard.

[…]

«Cher journal, aujourd’hui j’ai beaucoup rigolé avec Clara et Enzo, ils sont vraiment les meilleurs ! J’ai aussi vu Aaron après manger, il a joué avec moi et m’a bien fait rire, je suis contente quand il vient car au moins je n’écoute pas les disputes de papa et maman. Aaron est un vampire, c’est vraiment cool, il vit depuis carrément longtemps et il vivra encore super longtemps voire toujours, c’est incroyable ! Je voudrais être comme lui, en plus il est grand, fort et beau !

Vite je te laisse parce que papa monte et s’il voit que je ne dors pas je vais me faire gronder.»

Pourquoi est ce que je n’avais pas relu mes journaux plus tôt ? C’était évident, et Aaron ne s’était pas douté une seconde que j’avais encore des traces de son existence. Je pris un autre journal un peu plus récent, c’était celui de mes 15 ans.

«Cher journal, je ne supporte plus d’entendre mes parents se disputer quand ils croient que l’on dort, mon père fait souffrir ma mère, je crois même qu’il la frappe mais elle n’a jamais de trace et ne se plaint jamais alors je ne sais plus quoi penser… Tout ce que je sais, c’est que je suis terrorisée. En plus de ça aujourd’hui Victor m’a frappée, il était tellement énervé, je ne l’avais jamais vu comme ça, il m’a frappée parce que pour lui j’étais trop proche de Enzo…»

« […] J’ai du m’éloigner de Clara et Enzo, Victor m’a menacé de les attaquer si je passais tout mon temps avec eux, alors j’ai dû m’éloigner, Clara m’en veut beaucoup et ne comprend pas pourquoi je fais ça mais je ne peux leur dire..»

Je refermai en vitesse le journal et le rangeai dans la table de nuit, des larmes tombaient de mes joues, c’était beaucoup trop de souvenirs et des souvenirs pas très heureux qui me revenaient… Avec tout ça je n’avais pas entendu sonner et là d’un coup on frappait à ma porte, ce qui me sortit de mes pensés.

Je vis Clara dans l’encadrement de la porte et elle se précipita pour me prendre dans ses bras.

Clara: Oh ma chérie ne pleure pas, tout va bien se passer, ce ne sont que des méchants souvenirs, rien d’autre.

Moi: Oui je sais mais c’est tout de même dur..

Enzo s’était agenouillé devant moi et il essuyait les dernières larmes qui coulaient sur mes joues.

Enzo: Et puis maintenant on est là, on va bien te faire rire ! Comme au bon vieux temps !

Clara: Oh oui tu peux compter sur nous !

Ils étaient trop adorables ces deux là ! On se fit une soirée film et qui disait soirée film disait pizza, donc j’avais demandé la «permission» à mon père pour commander. Et nous voilà devant un film à manger de la pizza !

Clara: Je suis trop contente, vous n’imaginez même pas ! Nous voir tous les trois réunis comme avant ! J’ai envie de pleurer tellement je suis heureuse !

Moi: Oh mon cœur !!

Je l’avais prise dans les bras et Enzo à son tour nous avait enlacées de ses bras !

Moi: Bon et alors j’ai manqué quoi ?

Clara: Enzo a eu une copine !

Enzo: P*tain Clara t’étais pas obligée.

Clara: Bah si attends, c’est notre meilleure amie, elle doit savoir !

Moi: Alors comme ça monsieur a eu une petite copine ?!

Enzo: Si on peut appeler ça une petite copine..

Moi: Pourquoi ?

Clara: Elle l’a trompé au bout de deux semaines…

Moi: Oh je suis désolée mon choupinou.

Je déposais ma tête sur son épaule et lui frottais le bras.

Enzo: Mais Clara aussi a eu un copain !

Moi: Sérieux ? Tu m’as caché ça !

Clara: Mais pour moi c’était pas sérieux alors c’était pas très important, je te jure que quand je trouverai le prince charmant je t’appelle direct !

Moi: Tu as intérêt !

Clara: Bon et moi je peux voir une photo de ton dieu vivant ?!

Enzo: Son quoi ?

Clara: Laisse Enzo t’es à la ramasse !

Je pris mon téléphone et cherchais une photo de Hayden !

Clara: Oh mon dieu il est canon !

Moi: Comme tu dis, donc pas touche, c’est le mien !

Clara: T’inquiète !

Enzo: Ah ouais t’as bien choisi !

On éclatait de rire, nous avions dû parler jusqu’à trois heure du matin puis on s’était endormis comme des masses !

Mardi 28 Décembre _ 12h15

Je m’étais faite réveiller par Enzo qui me chatouillait ! Une fois réveillée j’avais fait la même chose à Clara, elle était morte de rire, elle n’en pouvait plus ! Ça faisait vraiment du bien de les retrouver tous les deux, je me rendais compte qu’ils m’avaient énormément manqué depuis que j’étais partie.

Enzo: Ton père bosse aujourd’hui ?

Moi: Je crois oui.

On prit les escalier doucement, comme des espions, pour écouter s’il y avait du bruit, aucun, même pas une mouche, alors on descendit le reste des escalier tranquillement pour aller déjeuner. Il y avait un mot de mon père sur la table qui disait qu’il était parti bosser et qu’il rentrait vers 20h.

Clara: On fait quoi aujourd’hui ?!

Enzo: Venez on va à la piscine !

Moi: Mais il fait froid !

Enzo: Et alors c’est une piscine intérieure !

Moi: Ah oui ! Ben oui alors pourquoi pas !

Nous passâmes tout l’après-midi à la piscine, nous étions sortis vers 18h et après avoir pris le car ensemble (parce que oui nous habitons tous dans le même lotissement) nous sommes rentrés chacun chez soi.

-Chez moi-

Une fois rentrée j’étais montée directement à l’étage, j’étais allée dans la chambre de mon frère, il y avait encore son odeur, j’ouvris son armoire et vis qu’il avait laissé quelques habits, je lui pris un sweat que j’enfilai. Ensuite je m’étais installée sur mon lit pour regarder mes messages.

De: Hayden A: Eleanor

 »Coucou mon amour, ne t’inquiète pas je suis sûr que ça va aller, tu es forte, si ça ne se passe pas bien demain tu m’appelles et je te rejoins. Je suis content que tu aies retrouvé tes amis, ça va te faire du bien ! Je pense très fort à toi, c’est long ici sans toi, tu me manques. Passe une bonne journée, je t’aime plus que tout ! Je t’embrasse de milliers de baisers ! <3 »

J’avais pris le temps de lui répondre puis ensuite j’avais mis de la musique pour me détendre un peu. Vers 20h mon père rentra et m’appela, à sa voix il avait l’air énervé. Je décidai donc de descendre.

Laurent: Qu’est ce que tu as dit à ta mère ?

Moi: Rien pourquoi ?

Laurent: Ne me mens pas Eleanor, ta mère m’a appelé après un message de ta part.

Moi: Je lui ai juste dit que c’était pas la joie de revenir ici et qu’on s’était disputés... C’est tout.

Laurent: Ne sois pas insolente. Tu vas envoyer tout de suite un message à ta mère pour lui dire que tout va bien.

Moi: Je n’ai aucun ordre à recevoir de toi.

Je m’étais mise à courir pour sortir le plus vite possible de cette maison, une fois sortie je ne m’arrêtai pas de courir, je continuais jusqu’à l’arbre où je m’étais assise au pied et m’étais mise à pleurer.. Pas parce que j’étais triste, non, parce que j’étais énervée. J’avais décidé d’appeler Hayden, j’avais besoin d’entendre sa voix.

-Conversation téléphonique-

Hayden: Allô ? Eleanor tu vas bien ?

Moi*en pleurant*: Non ça va pas Hayden..

Hayden: Qu’est ce qui se passe ma chérie ?

Je lui expliquais la conversation que je venais d’avoir avec mon père avant de quitter la maison.

Hayden: Si tu veux je passe demain voir ta mère et je lui demande si je peux venir te rejoindre, ça te vas ?

Moi: Oui, j’ai besoin de toi Hayden. En plus j’ai tout ces souvenirs qui me submergent, c’est désagréable, je ne supporte plus…

Hayden: Tout va s’arranger Eleanor, je te rejoins dès que possible, je te le promets.

Moi: Merci, merci beaucoup !

Hayden: Aller sèche moi ces larmes et souris !

Un petit rire m’avait échappé, j’adorais quand il faisait tout pour me redonner le sourire !

Hayden: Et pense à la première fois où on s’est rencontrés, pense à notre premier baiser, pense à ce qui te fait sourire !

Moi: Oui ! Je t’aime Hayden.

Hayden: Je t’aime aussi !

Derrière lui j’entendis quelqu’un s’affoler, on aurait dit Sarah qui était énervée…

Moi: Qu’est ce qui se passe ? Sarah est avec toi ?

Hayden: Oui elle est avec moi, mais ne t’inquiète pas tout va bien.

Sa voix avait changé, il paraissait inquiet..

Moi: Sûr ?

Hayden: Oui, ne t’inquiète ! Je vais devoir te laisser par contre.

Moi: Oh d’accord, à bientôt alors.

Hayden: Au plus vite, je t’aime !

Moi: Je t’aime aussi !

-Fin de la conversation-

Même si cette conversation m’avais remonté le moral, des larmes coulèrent le long de mes joues, la nuit était si calme jusqu’à ce que j’entende des pas s’approcher de moi, je ne faisais plus aucun bruit, j’avais la peur qui commençait à prendre le dessus. Le parc était peu éclairé la nuit, j’avais du mal à voir qui était cette personne. Je pris mon courage à deux main et partis en courant (vous devez vous dire quel courage ? Je ne me sentais plus en sécurité dans cette ville alors quand j’ai entendus ces bruit de pas mon corps s’était comme paralysé, alors oui il m’avait fallu du courage pour pouvoir me lever et courir). Chose qui n’avait servi à rien car cette personne m’avait vite rattrapée et agrippé le bras.

.: Tu vas où comme ça ma jolie ?

Cette voix… non, ce n’était pas possible, pas lui.. Je pensais vraiment qu’il m’avait reconnu quand j’avais du lui faire face.

.: Oh tiens, comme on se retrouve, cette fois ci tu ne pourras pas m’échapper Elé !

Mon cœur accélérait de plus en plus, j’avais tellement peur qu’il me fasse du mal, par réflexe de défense je lui mis un coup de coude dans le nez et un coup de pied un peu plus bas (si vous voyez ce que je veux dire) et je m’enfuis, je pris mon portable et eu le temps d’envoyer un message.

De: Eleanor A: Clara, Enzo

SOS parc.

Après avoir réussi à envoyer le message il me rattrapa..

.: Où est ce que tu vas comme ça, j’en ai pas fini avec toi.

Il me poussa si violemment que je me retrouvai par terre, il me donnait un gros de pied dans le ventre.

.: Alors, ça fait mal ?!

Moi: Arrête Victor je t’en supplie.

C’était Victor,(vous vous souvenez de lui ? Non ? Eleanor en avait parlé à Hayden. Victor est l’ex petit ami de Eleanor, il avait un comportement violent avec elle, il la frappait quand il était énervé..ect (voir chapitre 7)).

Il me redonnait un coup dans les côtes.

Victor: Tu vas voir ce que ça fait quand on me quitte.

Je l’avais vu lever la main, il allait me redonner un coup mais quelqu’un l’en empêchait et le propulsait beaucoup plus loin. Puis cette personne s’agenouillait à côté de moi.

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